Tous les droits humains sont universels, indissociables, interdépendants et intimement liés.
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Événements

Le 22 novembre: soirée sur l’autodétermination des Peuples autochtones

13 octobre 2017

Réservez la date à votre agenda! Le 22 novembre prochain, à 19h00, la LDL organise une soirée publique sur l’autodétermination des Peuples autochtones. La soirée projetée vise à présenter divers exemples de démarches par lesquelles des Nations et communautés autochtones … Lire la suite

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Campagne du coquelicot blanc 2017

26 septembre 2017

À compter du 21 septembre, et jusqu’au 11 novembre, Jour du Souvenir, portons le coquelicot blanc! Depuis 2011, le Collectif Échec à la guerre, dont la LDL est membre, réalise annuellement la campagne du coquelicot blanc. À l’occasion du lancement … Lire la suite

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Nouvelles

Campagne de financement 2017-2018 de la LDL

28 septembre 2017

Lutter avec les droits humains contre l’intolérance Campagne de financement 2017-2018 Depuis quelques années, nous faisons face à une augmentation inquiétante du racisme et de l’intolérance. L’hiver dernier, nous avons été profondément choqués par l’attentat à la mosquée de Québec qui … Lire la suite

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Droits culturels et droit à la culture

28 septembre 2017

Le dernier numéro de la revue Droits et libertés est maintenant accessible en ligne! Souvent relégués au second plan dans la littérature sur les droits humains, les droits culturels jouent pourtant un rôle capital dans l’épanouissement des individus et des groupes sociaux. … Lire la suite

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«Je suis de la race»

6 juin 2017

Revue Droits et libertés, Vol. 36, numéro 1, printemps 2017

 

Alexandra Pierre, membre du C.A.
Ligue des droits et libertés

 

 

NDLR : Nous publions ci-dessous l’intervention d’Alexandra au micro ouvert lors de son passage à l’émission Plus on est de fous, plus on lit du 7 avril 2017. *

« Hé oui, je suis ce qu’on appelle une « minorité », vous savez, de la race de celles et ceux qui briment la liberté d’expression, de la race de celles et ceux dont on parle trop, qui prennent trop de place, de celles et ceux qui font de « l’intimidation intellectuelle » en usant du mot systémique. Je suis une femme noire, une femme racisée, féministe en plus, mais je pourrais aussi être une personne en situation de handicap, une personne autochtone, musulmane, une personne issue des communautés LGBTQIA.

Je suis de la race qui ne peut s’empêcher de taper sur ces « pauvres » hommes blancs au pouvoir et tout ce qu’ils symbolisent. Oui, ceux-là mêmes qui, dit-on, ont de moins en moins la parole. Même si on leur voit la face partout à la télé. Même si ce sont eux qui, dans les journaux, à la radio, nous disent ce qui est important, ce qui compte pour l’avenir du monde, de qui avoir peur et qui menace notre grande civilisation. Même si ce sont eux qui distribuent notre argent aux dirigeants de Bombardier en nous disant que ça nous fera plus de bien que des services publics et des programmes sociaux.

Je suis de la race de celles et ceux qui croient en la délibération, en la démocratie, mais à qui on dit : « Chut, je suis est en train de parler, ça fait 500 ans que je parle, mais j’ai pas fini faque prends ton mal en patience pis attends ton tour. »

Je suis de la race de celles et ceux qui sont tanné-e-s d’attendre, de celles et ceux qui voudraient qu’on arrête de penser que « Vu que je ne le vis pas, que je ne le vois pas, que ça me touche pas ou que je le comprends pas, ben ça existe pas ». Je suis de la race de celles et ceux qui croient que oui, tu peux avoir des comportements racistes ou sexistes, faire des remarques dénigrantes même si t’es une « bonne personne »parce que ces comportements-là ne sont pas juste intentionnels et conscients, mais que c’est tout un système qui forge nos institutions et la manière dont on fait collectivement les choses, autant qu’il forge nos attitudes. Un système qui organise les écarts de richesse, les écarts d’espérance de vie, l’accès inégal à la parole. Et je suis aussi de la race de celles et ceux qui pensent que, oui, c’est un peu lâche de refuser de changer ce système injuste qui distribue les privilèges aux uns et qui laisse aux autres les « Vas-y, t’es capable! Quand on veut on peut! » Je suis de la race de celles et ceux qui veulent convaincre. Pas convaincre dans le sens d’essayer de prouver ou de justifier nos existences, mais dans le sens de dénoncer. « Convaincre » comme dans vaincre les cons. Mais là je me demande quand est-ce qu’il faut arrêter de dénoncer pour plutôt exiger, imposer même, sans se préoccuper des puissants qui ont intérêt à occulter la violence du monde et à dépolitiser nos vies.

Je suis de la race de celles et ceux qui croient en la solidarité, qui veulent prendre et laisser la parole. De celles et ceux qui croient à l’idée de partager nos expériences et nos luttes pour ouvrir de nouveaux espaces. Je suis de la race de celles et ceux qui veulent et vont développer une histoire réellement commune et surtout… une histoire plurielle.
* http//ici.radio-canada/première/emissions/plus-on-est-de-fous-plus-on lit/saison-2016-2017/episodes/378501/7-avril-20

 

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Publié dans Revue LDL

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