Tous les droits humains sont universels, indissociables, interdépendants et intimement liés
logo
Liste d’envoi

Événements

Rien à afficher

Rien à afficher

Nouvelles

Personne racisée ou racialisée

26 mars 2019

Racisée : Personne qui appartient, de manière réelle ou supposée, à un des groupes ayant subi un processus de racisation. La racisation est un processus politique, social et mental d’altérisation. Notons que, les « races » et les groupes dits « raciaux » ou … Lire la suite

Publié dans Nouvelles

Privilège blanc

25 mars 2019

Avantages invisibles mais systématiques dont bénéficient les personnes dites « Blanches » uniquement parce qu’elles sont « Blanches ». La blanchité permet de tirer avantage involontairement, voire inconsciemment, du fait que d’autres personnes soient racisées et donc discriminées. « On peut le nier, l’ignorer ou … Lire la suite

Publié dans Nouvelles

Voir toutes les nouvelles

La culture policière selon Janet Chan

22 février 2019

Retour à la table des matières

Le concept de culture policière a émergé au cours des années 1970 dans le cadre d’études ethnographiques sur le travail policier de routine. Ce concept référait alors aux normes et valeurs professionnelles informelles régies par la structure hiérarchique rigide des organisations policières. Or, la culture policière est aujourd’hui principalement décrite de façon négative et identifiée comme l’un, sinon le principal obstacle à une réforme de la police.

par Geneviève Breault

Dans un article paru en 1996, la chercheure australienne Janet Chan[1] propose de revoir notre vision de la culture policière afin de cesser de la traiter comme une conception homogène, déterministe et isolée de l’environnement extérieur. Elle suggère plutôt de reconnaitre l’existence de plusieurs cultures au sein d’une organisation policière qui varient d’un corps policiers à l’autre. Elle recommande également de situer les cultures policières dans le contexte politique et social du maintien de l’ordre dans lequel les policier-ères peuvent jouer un rôle actif et interprétatif en s’adaptant ou encore en résistant à leur environnement.

Chan se réfère à la théorie relationnelle de Bourdieu, qui explique la pratique culturelle comme le résultat d’une interaction entre les dispositions culturelles (habitus) et les positions structurelles (champ). Il considère que nous errons en pensant que l’on peut réformer une pratique policière en modifiant les comportements et les façons de faire des policier-ères (habitus) sans agir sur les structures et le contexte politique, social, juridique et organisationnel (champ) dans lequel s’inscrit le travail de la police. Des modifications sur les deux plans sont nécessaires et doivent être réalisées de façon parallèle, sinon toute réforme s’avérera inefficace car ses effets ne s’inscriront pas dans le temps. À ce titre, il serait, par exemple, improductif d’offrir de la formation continue aux policières et policiers afin de modifier leurs pratiques et approches d’intervention sans resserrer les règles qui balisent leur pouvoir discrétionnaire ou encore adopter des mesures législatives contraignantes.

[1] Résumé de l’article de Janet Chan, Changing police culture, The British Journal of Criminology, 36(1), 109-134, 1996.

La revue est gratuite pour
les membres de la LDL!

Retour à la table des matières

Publié dans Revue LDL

Conception: Coopérative Molotov