Introduction

La LDL se rappelle – 1er anniversaire du décès de Joyce Echaquan

Le chemin de la réconciliation avec les peuples autochtones sera long. Le racisme systémique présent dans le système de santé n’a toujours pas été reconnu par le gouvernement du Québec.

La LDL se rappelle – 1er anniversaire du décès de Joyce Echaquan

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Montréal, le 28 septembre 2021 – La Ligue des droits et libertés (LDL) tient aujourd’hui à souligner le premier anniversaire du décès de Mme Joyce Echaquan survenu le 28 septembre 2020 à l’Hôpital de Joliette. Cette semaine marque également le 2e anniversaire du dépôt du rapport de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics : écoute, réconciliation et progrès (Commission Viens) ainsi que la toute première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

« Le premier anniversaire du décès de Joyce Echaquan nous rappelle que le chemin de la réconciliation avec les peuples autochtones sera long. Le racisme systémique présent dans le système de santé et que Mme Echaquan a subi n’a par exemple toujours pas été reconnu par le gouvernement du Québec. Son histoire s’ajoute aux innombrables situations de racisme et de discrimination systémiques que les personnes autochtones continuent de subir » souligne Alexandra Pierre, présidente de la LDL.

Mme Pierre remarque que « la semaine dernière encore, l’émission Enquête diffusait un reportage portant sur la stérilisation forcée des femmes autochtones, nous rappelant que la discrimination raciale et le colonialisme médical ne sont ni des exceptions ni des choses du passé : ils surviennent encore aujourd’hui et maintenant. C’est sans rappeler le fait que les femmes autochtones sont surreprésentées dans les centres de détention au Québec, qu’à Montréal, elles ont 11 fois plus de chances de se faire interpeller par les forces policières que d’autres personnes dans la population, ou encore que les victimes et les survivant-e-s des pensionnats autochtones, leurs familles ainsi que leurs communautés continuent de demander justice. Il y a urgence d’agir ! ».

Un véritable processus de réconciliation implique d’abord de mettre fin aux injustices vécues par les peuples et les personnes autochtones, pour ensuite rebâtir la confiance et construire un chemin ensemble. Or, le gouvernement du Québec fait preuve d’une lenteur excessive quant à l’implantation des recommandations issues de la Commission Viens. Il est pourtant impératif de donner suite à ces recommandations pour faire respecter les droits des peuples et des personnes autochtones. Dans cette perspective, la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation est, pour la LDL, un moment important pour rappeler le gouvernement québécois à ses engagements, mais surtout à ses obligations, dont celles contenues dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

À propos de la Ligue des droits et libertés

La LDL est un organisme sans but lucratif, indépendant et non partisan, issu de la société civile québécoise et affilié à la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH). Depuis plus de 50 ans, elle milite en faveur de la défense et de la promotion de tous les droits humains reconnus par la Charte internationale des droits de l’homme.

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Pour informations et entrevues :
Elisabeth Dupuis, Responsable des communications de la Ligue des droits et libertés
C : 514 715-7727