Droit à la santé

Le droit à la santé oblige l’État à tout mettre en œuvre pour en assurer la réalisation. Il requiert également une participation démocratique des populations et des mouvements sociaux dans les décisions les concernant en matière de santé et de services sociaux.

 

Le droit à la santé réfère au meilleur état de santé physique, mental et social qu’il est possible pour toute personne d’atteindre. Le droit à la santé ne se limite pas aux soins de santé ; il englobe les éléments – les déterminants sociaux – qui influent sur l’environnement d’un être humain tout au long de sa vie. Ainsi, il inclut les facteurs socioéconomiques (revenu, logement, travail, race, genre, etc) qui ont un impact sur la santé des individus et des communautés.

Les gouvernements québécois et canadien ont reconnu cette définition large du droit à la santé notamment en ratifiant le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Ce qui implique qu’ils ont pour responsabilité de respecter, protéger et mettre en œuvre le droit à la santé et de s’assurer que ce droit soit exercé sans discrimination aucune, notamment fondée sur la race, l’origine sociale et la fortune. Le Pacte exige également que nos gouvernements agissent au maximum des ressources disponibles pour déployer des politiques publiques prévenant et redressant les inégalités sociales et économiques qui impactent le droit à la santé.

Lorsqu’il s’agit de déterminer l’ensemble des biens et services sociaux et de santé requis, l’État doit mettre en place un processus décisionnel offrant la garantie que les choix seront faits de manière juste, inclusive et équitable.

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