DANS LE CADRE DES ÉLECTIONS, LES DÉCLARATIONS ET PROMESSES EXAMINÉES À LA LUMIÈRE DES DROITS ET LIBERTÉS
Vérification no 6 : accès aux soins de santé
“L’important, c’est l’accès aux soins, peu importe si c’est le public ou le privé qui fournit les soins. Il faudrait aussi réviser le panier de services qui est offert à la population.”
ATTENTION !
Personne n’argumentera que le système de santé du Québec est en parfaite santé ou que l’accès aux soins n’est pas un enjeu fondamental. Cependant, aborder la santé comme un droit permet de se prémunir contre les impacts négatifs de la privatisation et de la révision à la baisse du panier de services. Il faut aussi aborder la santé dans sa globalité, puisqu’elle va au-delà de l’accès aux soins.
CE QU'IL FAUT SAVOIR
La santé est « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Le droit des personnes à la santé, quant à lui, est celui de jouir du meilleur, quant à lui, est celui de jouir du meilleur état de santé susceptible d’être atteint, et il permet de vivre une vie en dignité. Le droit international des droits humains oblige les États à prendre des mesures pour assurer le plein exercice de ce droit, notamment la prestation de soins de santé appropriés en temps opportun, mais aussi en ce qui concerne les facteurs fondamentaux déterminants de la santé.
L’exercice d’autres droits humains a un impact majeur sur la santé, notamment le logement, l’éducation, l’accès à une alimentation saine et adaptée, etc. Par conséquent, il est impératif d’intervenir sur ces questions et d’accorder une plus grande priorité à la prévention pour éloigner la santé d’une approche centrée sur l’hôpital.
Il est aussi reconnu que, pour exercer ce droit, la population doit pouvoir participer à la prise des décisions en ce qui concerne, notamment, le panier de services qui devrait être couvert par le réseau public. La participation démocratique en santé et services sociaux permet de mieux comprendre les besoins spécifiques aux différentes communautés et d’obtenir des décisions beaucoup plus adéquates.
Les installations, soins et services de santé doivent non seulement exister en quantité suffisante, mais doivent être accessibles d’un point de vue physique et économique (abordabilité), et ce, sans discrimination. La recherche de profit en santé n’est pas garante de cette accessibilité.
De plus, les soins et services doivent être acceptables sur le plan culturel. Au Québec, il reste beaucoup de chemin à faire pour assurer la sécurité culturelle et les droits des communautés autochtones dans le réseau.
CE QU'IL FAUT FAIRE
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Le temps d’attente à l’urgence et l’accès aux soins est d’une grande importance. Les élu·es et candidat·es doivent se remémorer que les gens ne sont pas des « clients » en santé, mais des personnes détentrices de droits, et que le gouvernement est imputable pour la mise en œuvre de ce droit. Ils et elles doivent aussi agir sur les conditions de vie, et éviter à tout prix de reproduire des réformes antidémocratiques du réseau, tel que le Plan Santé déployé depuis 2022.
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