Communiqué de presse
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Congédiement de sept policiers au SPVM : il faut faire beaucoup plus pour protéger la population
Montréal, le 3 novembre 2026 – La Ligue des droits et libertés (LDL) a pris connaissance de l’annonce du congédiement administratif de cinq policiers du PDQ 39 et de deux policiers du PDQ 21 pour des « comportements intentionnellement malveillants » ou liés à des « allégations discriminatoires, racistes [à l’égard de] personnes vulnérables », selon les termes employés en conférence de presse par le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher.
« Cette décision était nécessaire afin de protéger la population et inévitable compte tenu de la pression grandissante. Quoi qu’il en soit, ces cas ne représentent que la pointe de l’iceberg d’un problème beaucoup plus profond au sein du SPVM », analyse Lynda Khelil, responsable de dossiers politiques à la Ligue des droits et libertés.
La LDL tient à réitérer que le racisme policier, les profilages racial et social, les violations de droits des Montréalais·es sont un problème qui ne concerne pas seulement quelques individus. Toute tentative de réduire le problème à quelques « pommes pourries » ou « mauvais policiers » ne représentant que « 1% de l’organisation policière » se heurte aux faits : cela fait plus de 40 ans qu’il y a un problème de racisme policier et de profilage discriminatoire au SPVM. Selon Lynda Khelil, « il s’agit d’un problème qui dépasse largement l’intention malveillante de certains policiers et qui concerne le fonctionnement global du SPVM, sa culture organisationnelle, ses pratiques, ses escouades, ses plans stratégiques ».
Des statistiques manquantes sur les interpellations policières
En conférence de presse, le directeur du SPVM a énuméré plusieurs statistiques du rapport annuel 2025. « Des statistiques importantes manquent, ajoute Mme Khelil. Où sont les statistiques sur les interpellations qui touchent de manière disproportionnée les personnes autochtones, noires et arabes à Montréal en 2025? Et où sont celles pour les années 2024, 2023, 2022, elles aussi manquantes? »
L’interpellation policière est un contrôle d’identité arbitraire et une source documentée de
profilage racial systémique. Or, le SPVM refuse de rendre publiques ces données importantes dans la foulée de la publication des deux rapports de recherche (2019, 2023) qu’il a lui-même commandés sur les interpellations. Le SPVM s’y était pourtant engagé à le faire annuellement.
La LDL réitère sa demande auprès du SPVM et de la Ville de Montréal : rendez publiques les statistiques annuelles sur les interpellations policières.
Des actions efficaces et urgentes
« La Ville de Montréal doit passer à l’action, conclut Lynda Khelil. L’administration doit mettre fin aux interpellations policières. Une pratique arbitraire ne peut pas être encadrée. Elle doit être bannie. Il faut aussi abroger les règlements municipaux qui sont source de profilages racial et social. »
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