La LDL demande au législateur de renforcer la Charte et les droits qu’elle reconnait et protège, notamment en y ajoutant un nouvel article reconnaissant explicitement le droit au logement. À l’instar des autres droits économiques et sociaux actuellement énoncés, la nature prépondérante et justiciable de ce droit devra être établie, c’est-à-dire qu’il aura préséance sur les autres lois dites ordinaires et pourra être invoqué efficacement devant les tribunaux.
La question de l’emprisonnement de personnes autochtones en cas de non-paiement de constats d’infraction municipaux demeure sensible à Val-d’Or, qui prend des mesures suscitant l’inquiétude.
L’Affaire des chants d’oiseaux de Rimouski est une aventure comique et rocambolesque qui met à nu les accrocs à la liberté d’expression et à la démocratie dans l’administration municipale de Rimouski.
« Le système mondial des droits humains est en danger. » Tel est le cri d’alarme lancé dans le dernier Rapport mondial de Human Rights Watch. Alors que l’on assiste à une multiplication de lois liberticides au Québec et au Canada, doublée d’un effritement de la démocratie, le système local nous semble aussi en péril. Face aux forts relents d’autoritarisme qui accompagnent la précarisation du précieux édifice des droits humains, comment analyser la situation et continuer de nous mobiliser pour les défendre ? La question est au centre de ce dossier.
Motion de solidarité adoptée à l’unanimité lors de l’assemblée générale de la Ligue des droits et libertés (Montréal, le 27 mai 2026)
Le vendredi 15 mai 2026 LIRE EN PDF Monsieur Serge Allard Maire de Val-d’Or 855, 2e Avenue…
Comment continuer à militer pour faire avancer les droits humains alors que tout ce qui contribue à leur respect semble se précariser gravement ? Nous en avons discuté en février dernier avec Jess Legault, coordonnatrice générale de la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN), Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain de la Confédération des syndicaux nationaux (CCMM-CSN). Nous rappelant le plaisir d’agir de concert pour plus important que soi, tous·tes insistent : avec espoir et conviction, malgré l’adversité, continuons de lutter ensemble !
Le récent jugement de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Kanyinda constitue une victoire éclatante pour les personnes en demande d’asile en matière d’accès aux garderies subventionnées. Il montre que la voie judiciaire offre un précieux moyen de défense des droits humains lorsque les luttes, sur le plan politique, peinent à produire des résultats. Retour sur cette saga judiciaire qui a duré plus de sept ans.
« Le système mondial des droits humains est en danger . » Tel est le cri d’alarme lancé dans le dernier Rapport mondial de Human Rights Watch. Alors que l’on assiste à une multiplication de lois liberticides au Québec et au Canada, doublée d’un effritement de la démocratie, le système local nous semble aussi en péril. Face aux forts relents d’autoritarisme qui accompagnent la précarisation du précieux édifice des droits humains, comment analyser la situation et continuer de nous mobiliser pour les défendre ? La question est au centre de ce dossier.
Est-il normal que des élèves en situation de handicap ou en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation soient privé·es d’une scolarisation sans bris de service ? C’est pourtant une injustice que vivent plusieurs. Il faut y remédier dans l’objectif que tous·tes aient vraiment le droit à l’éducation au Québec.
En presque 50 ans, le diagnostic médical a progressivement perdu de son importance dans la reconnaissance juridique des personnes trans, laissant place à un régime encore flou de protections identitaires. Alors que l’État cherche prioritairement à cerner leur place dans le droit, les personnes trans restent confrontées à plusieurs difficultés dans leur accès aux soins transaffirmatifs. Une nouvelle approche fondée sur la démédicalisation et le respect de l’autonomie corporelle est nécessaire pour mettre fin aux inégalités qu’engendre cette situation.
Certaines visions critiques en sciences sociales déconstruisent le caractère naturel de la catégorie « enfant » et mettent en lumière la structure oppressive derrière le rapport entre adultes et enfants, qu’elles appellent adultisme.
La souveraineté numérique n’est pas qu’une question technique, c’est une question de démocratie et de droits.
La Ligue des droits et libertés agira à titre de partie intervenante devant la Cour suprême du Canada, dans le litige Commission scolaire English-Montréal, et al. c. Procureur général du Québec.
Certaines visions critiques en sciences sociales déconstruisent le caractère naturel de la catégorie « enfant » et mettent en lumière la structure oppressive derrière le rapport entre adultes et enfants, qu’elles appellent adultisme.
Dans cette brochure, la Ligue des droits et libertés présente des balises fermes et claires pour encadrer l’utilisation de la clause dérogatoire prévue à l’article 52 de la Charte québécoise.
Ce projet de loi “constitutionnel ” ressemble davantage à un coup d’État législatif qu’à une avancée pour le peuple québécois.
Vincent Greason, un expert de l’action communautaire autonome et de l’éducation populaire, nous expose son point de vue sur les droits culturels, l’éducation et l’apprentissage tout au long et au large de la vie selon l’interdépendance des droits.
Si les effets de la nouvelle gestion publique se font sentir sur la qualité du service public pour l’ensemble de la population, les travailleuses et travailleurs du secteur public en subissent directement les contrecoups. Cette approche de gestion porte atteinte à plusieurs droits humains, comme la liberté d’association, codifiés dans la Charte québécoise et plusieurs instruments du droit international.
De manière certaine, le droit au logement doit être renforcé dans la Charte des droits et libertés de la personne. Et pour mettre en œuvre le droit au logement de façon systémique et pérenne, le logement social constitue une solution éprouvée, une réelle mesure de justice sociale.
La diaspora afghane joue un rôle clé dans la lutte pour les droits humains dans son pays d’origine en servant de lien entre la population afghane et le monde “extérieur” et en maintenant vivante l’idée d’un Afghanistan démocratique.
Un an après la création de Santé Québec, près de 500 organisations dénoncent la réforme Dubé, dont les effets sont appelés à s’amplifier.
Il est plus que temps que le gouvernement, s’il entend véritablement prendre au sérieux la santé mentale et le soin, mette en place un plan de réduction du recours à l’incarcération au Québec en impliquant tous les ministères concernés.
L’idée selon laquelle des citoyens identifiables par leur religion menaceraient la neutralité de l’État s’est imposée non pas parce qu’elle est fondée, mais parce qu’elle a été répétée jusqu’à devenir familière.
Nous voulons un Québec qui choisit la solidarité plutôt que l’exclusion, le respect plutôt que la répression, la dignité plutôt que la peur.
Vincent Greason, un expert de l’action communautaire autonome et de l’éducation populaire, nous expose son point de vue sur les droits culturels, l’éducation et l’apprentissage tout au long et au large de la vie selon l’interdépendance des droits.
Cette année marque le 50e anniversaire de l’adoption de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Adoptée en 1975, cette loi fondamentale a profondément marqué l’histoire des luttes pour l’égalité, la justice sociale et les droits humains au Québec. Inspirée des grands textes du droit international des droits humains, la Charte québécoise exige d’être promue et reconsidérée tant par les parlementaires que par la population.
La LDL a analysé le rapport du Comité de sages sur l’identité de genre à la lumière des obligations du gouvernement en matière droits humains. Ce rapport ne permet pas de lutter contre la transphobie, qui s’accentue ici comme ailleurs.
Le projet de loi C-2 est attentatoire aux droits et libertés. Présenté comme un renforcement de la sécurité à la frontière, il restreint de façon inacceptable l’accès à l’asile, en plus d’octroyer de vastes pouvoirs aux autorités migratoires.
La tolérance zéro envers les campements, en l’absence de solutions de rechange offertes aux personnes concernées, est profondément contradictoire avec une approche de droits humains et porte atteinte à la dignité humaine.
Un nouveau projet de loi frontalier soulève des préoccupations majeures pour les libertés civiles, la vie privée et les droits des réfugié-e-s.
Ce rapport d’activités 2024-2025 fait état des multiples actions menées par la Ligue des droits et libertés pour la défense collective des droits humains.
À la suite de l’assemblée générale annuelle 2025 de la Ligue des droits et libertés (LDL), la LDL fait un appel aux groupes et aux organisations de la société civile à unir les forces. Et rappelle aux élu-e-s leurs obligations et les exhorte à adopter un engagement clair pour la défense et l’avancement des droits humains.
Au fil du temps, ce sont les mobilisations des mouvements sociaux qui ont permis des avancées pour les droits humains. Pour faire valoir le droit à l’égalité, l’ajout de motifs contre la discrimination dans la Charte des droits et libertés de la personne est un bon exemple de luttes victorieuses.
Pour déconstruire un mythe, il faut se baser sur des faits et des arguments. Consultez les fiches d’information sur les personnes migrantes et demandeuses d’asile qui ne sont pas responsables ni de la crise du logement ni de celle des services publics comme les services de garde.
Le système de protection des droits humains au Québec est fragilisé et sous attaque, à l’instar de ce qu’on observe à l’échelle internationale. Le premier ministre doit prendre position publiquement en faveur du respect et de la mise en œuvre des droits humains. Il en va de notre démocratie.
En cette Journée internationale des travailleuses et travailleurs, la Ligue des droits et libertés (LDL) exprime ses profondes préoccupations et sa colère face à des offensives législatives qui imposent d’importants reculs au droit de grève.
Dans son mémoire, la LDL demande au gouvernement Legault de retirer le PL94 parce qu’il est contraire à une laïcité ouverte et inclusive et qu’il est attentatoire aux droits et libertés protégés par les Chartes québécoise et canadienne et par le droit international des droits humains.
La LDL rappelle que la véritable laïcité de l’État est un modèle d’organisation de la société, de séparation des pouvoirs et de gestion du pluralisme religieux. La laïcité n’est ni une valeur québécoise ni un droit fondamental. La laïcité mise de l’avant par le gouvernement Legault porte atteinte à plusieurs droits, à l’instar de la Loi sur la laïcité adoptée sous bâillon en 2019.
La Ligue des droits et libertés et la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) co-signent avec 100 organisations et 30 personnalités une lettre d’opinion dans le Devoir demandant des consultations publiques, larges et inclusives.
Plus 100 organisations et 30 personnalités publiques et universitaires demandent des consultations publiques, larges et inclusives sur le projet de loi no 84 Loi sur l’intégration nationale.
Le PL84 soulève d’importantes questions de société, qui ne sauraient faire l’économie d’un consensus rassemblant le plus grand nombre. Plus 100 organisations et 30 personnalités publiques et universitaires demandent des consultations publiques, larges et inclusives.
la Ligue des droits et libertés et le Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODC) recommandent à la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, d’ajouter un module obligatoire sur les droits et libertés au Québec.
L’agrandissement du site de Stablex et les actions du gouvernement du Québec pour l’imposer à Blainville constituent un exemple par excellence de violation du droit à un environnement sain.
Plusieurs constats se dégagent d’une recherche-action sur le droit à la mobilité des femmes en situation de handicap. Pour qu’elles puissent participer pleinement à la société, des moyens de transport sous toutes leurs formes doivent être accessibles et sécuritaires.
Il y a 5 ans, la pandémie de COVID-19 appelait des mesures sanitaires cohérentes et une campagne de vaccination massive pour résorber la crise en faisant le moins de dommages possibles. En effet, les violations de droits humains et les entorses à la démocratie ont été nombreuses.
La LDL dénonce les modifications majeures à la Charte québécoise proposées dans le PL 84 et son glissement vers un modèle assimilationniste. Le gouvernement doit plutôt s’attaquer aux vrais obstacles à l’intégration en offrant des programmes et services d’intégration adéquats ; en luttant activement contre la discrimination et le racisme systémique ; et en assurant la mise en œuvre des droits économiques, sociaux et culturels.
Le PL84 fait l’objet de consultations précipitées, et fort limitées quant aux voix qui seront entendues : c’est faire preuve d’une vision bien étroite de la démocratie, qui ne suffit pas à nos exigences et que nous ne pouvons accepter. L’enjeu est de taille puisqu’il en va de la préservation de notre démocratie et de l’édifice des droits humains que la société québécoise bâtit collectivement depuis des décennies.
La LDL rappelle que l’itinérance entraîne de multiples violations de droits humains pour les personnes qui la vivent. En ce sens, la Ville de Montréal doit ancrer toutes ses politiques, règlementations et interventions dans le cadre de référence des droits humains, comme elle s’y est engagée dans sa Charte montréalaise des droits et responsabilités.
À partir du 14 février 2025, la LDL cesse d’utiliser le réseau social X.
Sur la question de l’itinérance, la Ligue des droits et libertés demande à la Ville de Montréal de se conformer à ses obligations en matière de respect, de protection et de mise en œuvre des droits humains. Parmi ses 13 recommandations, elle demande une augmentation du nombre et de la diversité des ressources, le respect de l’autonomie des organismes communautaires, un meilleur aménagement des espaces publics, l’abrogation de règlements municipaux et un moratoire immédiat sur les démantèlements des campements.
Les réseaux des villes font leur chemin dans les relations internationales et le droit international. Plusieurs questions se posent notamment sur l’imputabilité et de l’autonomie de moyens des gouvernements municipaux ainsi que sur leurs compétences à agir pour la protection et la promotion des droits humains.
La Ligue des droits et libertés (LDL) exprime ses vives inquiétudes à la lecture du projet de loi no 84, Loi sur l’intégration nationale. Le PL84 contribue à la stigmatisation des personnes migrantes et des membres des communautés ethnoculturelles, en plus de menacer plusieurs droits inscrits aux Chartes et de contrevenir aux obligations de l’État québécois en regard du droit international des droits humains.
L’acte d’habiter la ville n’est pas réservé qu’aux propriétaires ou aux locataires d’un logement. Les personnes en situation d’itinérance cherchent aussi à habiter la ville en s’appropriant des lieux publics entraînant bien souvent de la répression, des déplacements forcés et des violations de droits. L’auteur nous propose d’appréhender une réelle cohabitation dans la ville sous un angle démocratique.
La dernière édition de la Conférence Bandung du Nord s’est déroulée à l’automne 2024 à Montréal afin de poursuivre la solidarité entre les mouvements décoloniaux face aux injustices persistantes du colonialisme.
La LDL demande la tenue d’un débat public informé, éclairé et transparent sur l’ensemble du projet gouvernemental d’Identité numérique nationale, incluant le portefeuille numérique. Plusieurs éléments du PL 82 pourraient mettre à risque des données personnelles sensibles et conduire à des dérives : la banque centralisée de renseignements personnels aux fins de l’INN, propice au piratage ou aux fuites; le recours éventuel à la biométrie; et le manque d’encadrement sur le plan de l’interopérabilité. Le virage numérique gouvernemental risque aussi de compliquer, voire de compromettre l’exercice de nombreux droits économiques et sociaux et l’accès à des services publics. Ce sont les groupes historiquement discriminés (notamment les personnes âgées, en situation de handicap, à faible revenu, peu alphabétisées et immigrantes, ainsi que les femmes), qui pourraient faire les frais de cette transformation.
Derrière le cri de « Plus jamais ça » scandé après la Seconde Guerre mondiale, la promesse d’égalité a laissé place à une hiérarchie silencieuse mais destructrice, où les vies non occidentales sont systématiquement reléguées à une valeur inférieure. Par un contraste choquant entre l’indifférence face aux crises du Moyen-Orient et d’Afrique et l’empathie manifestée envers l’Ukraine, cet article met en lumière une géométrie variable de l’humanisme occidental, tissée de racisme structurel et de xénophobie latente et plaide pour une société où l’égalité de chaque vie ne demeure pas un simple idéal, mais un impératif concret.
Dans ce mémoire, la Ligue des droits et libertés souhaite proposer le cadre des droits humains comme perspective fondamentale pour réfléchir aux législations en matière de santé mentale, en particulier la Loi P-38 et plus largement, au cadre législatif en lien avec les gardes en établissement.
La réélection récente de Donald Trump présage plusieurs enjeux juridiques et démocratiques aux États-Unis. Son premier mandat houleux ainsi que son attitude renouvelée et revancharde semblent nous indiquer que la démocratie et les droits de la population étatsunienne pourraient en être gravement affectés.
Retour à la table des matières Droits et libertés, automne 2024 / hiver 2025 Agir pour le…
La LDL invite à la plus grande prudence devant des recommandations destinées à accroître le pouvoir du parlement du Québec de déroger à ces droits et à octroyer aux parlementaires « le loisir de proposer un nouvel équilibre des droits et libertés ». La Charte des droits et libertés de la personne du Québec doit assurer un socle stable de droits et libertés qui soient reconnus et protégés, et ne doit pas être soumise aux aléas des soi-disant valeurs de la majorité.
La LDL publie un outil d’éducation aux droits qui recadre les notions de droits collectifs, de laïcité de l’État, de souveraineté parlementaire et de dérogations aux chartes des droits. Ce recadrage appose une lunette de droits humains sur ces notions et sur les rhétoriques qui occupent l’espace public, politique et médiatique particulièrement dans le cadre des débats sur la laïcité de l’État, la protection de la langue française, et les enjeux constitutionnels.
Cette publication recadre les notions de droits collectifs, de laïcité de l’État, de souveraineté parlementaire et de dérogations aux chartes des droits. Ce recadrage appose une lunette de droits humains sur ces notions et sur les rhétoriques qui occupent l’espace public, politique et médiatique particulièrement dans le cadre des débats sur la laïcité de l’État, la protection de la langue française, et les enjeux constitutionnels.
La Ligue des droits et libertés rappelle aux membres du conseil d’administration de l’Agence Santé Québec leurs obligations en matière du droit à la santé.
Certaines actions, bien qu’illégales, peuvent s’avérer légitimes et nécessaires pour éveiller les consciences et faire bouger les dirigeant-e-s.
Le projet de loi 71, qui réforme le programme d’aide sociale, propose une nouvelle approche, celle de la médicalisation des prestataires. Les besoins des prestataires, qui sont variés et qui requièrent des mesures sociales et économiques, sont réduits à une contrainte de santé. Inquiétant!
La Ligue des droits et libertés vous propose d’assister à une conférence publique le 5 novembre 2024 pour discuter des amalgames erronés qui sont véhiculés sur les personnes migrantes et la crise du logement et surtout, pour présenter les faits pour les contrer.
Il importe plus que jamais de se mobiliser pour la consolidation d’un réseau public de santé et de services sociaux fort de processus démocratiques et respectueux tant du secteur communautaire que du personnel soignant.
À la lumière des constats du rapport d’activités 2023-2024 du Protecteur du citoyen, la LDL souligne l’importance pour le gouvernement du Québec de se saisir du cadre de référence des droits humains et de comprendre les obligations qui lui incombent.
À l’Institut Pinel, et dans d’autres établissements psychiatriques au Québec, des pratiques autoritaires et déshumanisantes sont encore utilisées dans de trop nombreux cas. Ces méthodes, qui rappellent les anciens asiles, révèlent la nécessité d’une réforme, pour une approche humaine et respectueuse des droits des personnes.
Plus de 83 millions de dollars de cartouches de mortier explosives produites par une entreprise opérant au Québec, General Dynamics Ordnance and Tactical Systems Inc, seraient achetées par les États-Unis et intégrées au programme d’armement américain destiné à Israël. La Ligue des droits et libertés et la Fédération internationale des droits humains intiment le gouvernement du Canada à bloquer cette transaction ainsi qu’à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux interventions militaires de l’État d’Israël dans la bande de Gaza.
La surjudiciarisation pénale des personnes qui souffrent de troubles de santé mentale — le phénomène ou le syndrome des portes tournantes — est un problème systémique qui perdure et dont la principale cause est le manque de soins accessibles aux personnes en difficulté.
Les délais du regroupement familial au Québec : Pourquoi sont-ils préjudiciables aux droits humains?
De juin 2024 à juin 2026, le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration ne traitera qu’un maximum de 13 000 nouvelles demandes de regroupement familial, alors qu’un retard important s’accumule depuis 2022. Il est nécessaire de reconsidérer cette décision car les impacts sont multiples pour un grand nombre d’enfants et leurs parents.
Il importe que la population québécoise soit alertée de l’amalgame erroné entre la crise du logement et les personnes migrantes qui est mis de l’avant dans diverses interventions de certaines personnalités publiques, d’élu-e-s, et même du premier ministre François Legault.
Comme les médecins ne sont pas des employés de l’État, ce dernier ne dispose que de très peu de pouvoir de direction à leur égard. Dans les dernières semaines, le ministre de la Santé et des Services sociaux est entré dans un bras de fer avec les fédérations représentant les médecins spécialistes et les médecins omnipraticiens. Il est parvenu à un accord de principe avec les omnipraticiens le 13 juin. Le ministre cherchait notamment à imposer des activités médicales particulières aux spécialistes, ainsi que la prise en charge de patients orphelins aux omnipraticiens.
L’incarcération produit et reproduit des violations de droits, de la violence, de la détresse et des discriminations que les réformes du système carcéral ne peuvent pas enrayer. Les logiques carcérales nous apparaissent avec leurs nœuds, leurs failles en matière de réparation envers les victimes, de réinsertion sociale, de dissuasion et de la diminution de la violence. Dans bien des cas, le recours à l’enfermement est une réponse punitive et restrictive de liberté à des enjeux sociaux, résultat d’un désengagement de l’État quant à ses obligations en matière de droits économiques et sociaux.
2023 marquait les 75 ans de la Nakba, les 75 ans de l’adoption de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et de la Déclaration universelle des droits de l’homme. 2023 marquait le début d’un génocide en Palestine ; un test pour notre humanité.
Le langage des droits humains rappelle qu’investir en éducation, en santé et dans le logement n’est pas uniquement un choix politique, mais contribue aussi à ce que les États respectent les obligations auxquelles ils se sont engagés.
Les personnes ayant une déficience intellectuelle font face à une société capacitiste, ne leur laissant peu de choix pour se trouver une place. Le système judiciaire et carcéral actuel rend encore plus vulnérables ces personnes, et un développement des services sociaux est plus que nécessaire pour amener à une véritable inclusion.
Malgré les amendements apportés, le PL57, adopté le 5 juin 2024 par le gouvernement du Québec, présente des risques sérieux d’atteinte aux droits et libertés des citoyen-ne-s et des organisations de la société civile. Une veille sera effectuée pour documenter les conséquences négatives de cette nouvelle loi sur la capacité des citoyen-ne-s de participer activement aux débats démocratiques au Québec.
Ce rapport d’activités 2023-2024 fait état des multiples actions menées par la Ligue des droits et libertés pour la défense collective des droits humains.
Face aux crises environnementales, les trois piliers démocratiques à défendre et à prioriser sont l’accès à l’information, la participation des populations aux prises de décisions et l’accès à la justice.
Face aux enjeux actuels comme l’urgence climatique et la montée de l’intolérance, les auteurs réfèrent à l’importance de l’éducation populaire de conscientisation afin de mobiliser les jeunes et les adultes dans un projet de transformation sociale.
Plus de 134 organisations demandent à ce que le Chapitre I du projet de loi 57 soit retiré. Le PL 57 n’apporte pas de solutions nouvelles à la problématique de harcèlement, menaces et intimidation envers les élu-e-s car il existe déjà des recours (injonctions et infractions criminelles) dans le cadre législatif actuel. Il est à craindre une application arbitraire et abusive de la nouvelle loi proposée, particulièrement à l’égard des actions politiques et mobilisations citoyennes légitimes et essentielles pour défendre la justice sociale et les droits humains.
La Ligue des droits et libertés (LDL) reconnaît l’importance d’agir sur les situations de harcèlement, d’intimidation et de menaces vécues par des élu-e-s au Québec qui sont le fait de citoyen-ne-s et d’élu-e-s. Le PL 57 ne prend toutefois pas en compte les libertés d’expression et d’association protégées par les Chartes, mettant ainsi un fardeau sur les citoyen-ne-s pour contester la loi plutôt que de garantir ces droits dès le départ.
La Ligue des droits et libertés (LDL) reconnaît l’importance d’agir sur les situations de harcèlement, d’intimidation et de menaces vécues par des élu-e-s au Québec qui sont le fait de citoyen-ne-s et d’élu-e-s. Toutefois, étant donné que le projet de loi omnibus no 57 (PL 57) n’est pas une réponse adéquate à cette problématique et qu’il présente des risques sérieux d’atteintes aux libertés d’expression, d’opinion et d’association, la LDL recommande de retirer l’intégralité du chapitre I du projet de loi et de de pas adopter la Loi visant à protéger les élus et à favoriser l’exercice sans entraves de leurs fonctions.
À l’occasion de la publication d’une brochure « Le droit à un environnement sain : Trois piliers démocratiques à défendre », assistez à un midi-conférence le 15 mai 2024 en compagnie de trois panélistes impliqués de près dans les enjeux environnementaux.
La précarité des travailleuses en soutien à domicile payées par le programme chèque emploi-service met en péril les soins à domicile des personnes en situation de handicap physique ou intellectuel.
Les obligations procédurales de l’exercice du droit à un environnement sain sont une condition essentielle pour la prise en compte des principes de justice environnementale, de non-régression et d’équité intergénérationnelle dans l’administration de la Loi et du principe de précaution auquel aspire d’emblée la Loi canadienne pour la protection de l’environnement.
La Ligue des droits et libertés rappelle que la Loi sur la laïcité de l’État, adoptée sous bâillon sans l’unanimité de l’Assemblée nationale en 2019, déroge également à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. En insistant sur la dérogation à la Charte canadienne, le gouvernement du Québec évite d’aborder la question de fond, à savoir qu’une loi discriminatoire déroge de façon disproportionnée et non justifiée aux droits et libertés.
La LDL exhorte le gouvernement du Québec à ne pas reconduire la clause de dérogation et à jouer le rôle d’un État démocratique de premier plan qui respecte les droits et libertés de sa population.
Les enjeux liés à l’éducation concernent autant le gouvernement et les institutions scolaires que la société civile comme en témoigne l’organisme Debout pour l’école à la suite des forums Parlons éducation qui se sont tenus au printemps 2023.
Adoptée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l’homme est le fruit d’un travail collectif et non pas celui d’une seule femme ou seul homme extraordinaire. Pour la première fois, un document, innovateur et universel, énonce une liste de droits humains inaliénables.
La participation de proximité des parents est une façon de faire respecter les droits de l’enfant comme le droit à l’éducation. Pour ce faire, des parents se mobilisent pour s’informer sur la vie démocratique de l’école et s’investir davantage dans les milieux scolaires.
Dans le contexte de la nouvelle agence Santé Québec, le Québec a besoin d’un mécanisme permettant d’évaluer dans toutes ses dimensions la mise en oeuvre du droit à la santé.
Un exemple de discrimination systémique à l’égard des personnes vivant avec une incapacité visuelle qui concerne plusieurs organismes fédéraux.
Dans un bref survol, un point de vue vous est partagé sur l’éducation et la préservation et la valorisation de l’innu-aitun (culture innue) et de l’innu-aimun (langue innue). Un chantier important est à mener par les personnes innues et autochtones, un chantier auquel les personnes allochtones devraient s’intéresser.
Une observatrice de premier plan vous partage des perspectives de développement collectif et d’écocitoyenneté à travers l’éducation formelle, l’éducation non formelle et les tiers-lieux afin d’agir ensemble pour transformer la société.
« Dans la longue marche vers l’égalité, nous avançons, pas à pas, parfois beaucoup trop lentement, parfois même avec quelques pas de côté ou arrière. Nos fondements sont solides. », voilà ce que l’Honorable Michèle Rivet nous a rappelé avec éloquence dans une conférence prononcée à l’occasion de l’événement « Retricoter le monde avec les droits humains » organisé pour souligner le 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
« Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet. » Déclaration universelle des droits de l’homme, Article 28