Le diagnostic est inquiétant. Prendre le pouls des DESC en 2026, c’est constater à quel point les reculs ont été observables dans tous les domaines, parfois par l’inaction ou la négligence de l’État québécois, parfois par son action délibérée. Prendre le pouls d’organisations de la société civile qui s’évertuent à défendre les droits, c’est entendre l’ampleur de l’effritement de la démocratie qu’ils constatent – alors qu’ils sont aux premières loges des besoins de plus en plus criants de l’ensemble de la population du Québec.
Quel est l’état des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) au Québec en 2026, au moment où une élection générale bat son plein? En quoi ces droits ont-ils avancé ou reculé depuis le début de la décennie 2020? Quelles responsabilités le prochain gouvernement devra-t-il assumer pour améliorer les conditions de vie et la dignité de la population et pour se conformer aux obligations internationales en cette matière, et quels défis cela représente-t-il pour les mouvements sociaux? C’est à ces questions que la Ligue des droits et libertés (LDL) et son comité sur les DESC ont cherché à répondre d’abord dans une démarche collective initiée l’hiver dernier.