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Face à la montée de l’autoritarisme et de l’extrême droite – Les droits humains entre nos mains

« Le système mondial des droits humains est en danger. » Tel est le cri d’alarme lancé dans le dernier Rapport mondial de Human Rights Watch. Alors que l’on assiste à une multiplication de lois liberticides au Québec et au Canada, doublée d’un effritement de la démocratie, le système local nous semble aussi en péril. Face aux forts relents d’autoritarisme qui accompagnent la précarisation du précieux édifice des droits humains, comment analyser la situation et continuer de nous mobiliser pour les défendre ? La question est au centre de ce dossier.
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Continuer nos luttes, la seule chose digne à faire

Comment continuer à militer pour faire avancer les droits humains alors que tout ce qui contribue à leur respect semble se précariser gravement ? Nous en avons discuté en février dernier avec Jess Legault, coordonnatrice générale de la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN), Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain de la Confédération des syndicaux nationaux (CCMM-CSN). Nous rappelant le plaisir d’agir de concert pour plus important que soi, tous·tes insistent : avec espoir et conviction, malgré l’adversité, continuons de lutter ensemble !
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Comment nous avons rapidement appris à nous battre aux États-Unis

La dérive autoritaire qui se déploie aux États-Unis, sous le second mandat à la présidence de Donald Trump, a une portée mondiale. En comprendre les phases est essentiel, mais se rappeler le pouvoir du peuple l’est tout autant aux yeux de Vince Warren, qui signe cet article. L’organisation qu’il dirige, le Center for Constitutional Rights, basé à New York, défend les droits de plusieurs victimes du régime trumpiste et se mobilise aux côtés des acteur·rices de la société civile qui font grandir la résistance.
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Quand la solidarité avec le peuple palestinien devient une menace

La répression des mobilisations contre le génocide et pour les droits du peuple palestinien depuis 2023 est sans commune mesure avec celle appliquée à d’autres mouvements et causes. Cela s’observe dans plusieurs pays. Un récent rapport de l’organisme Canadiens pour la paix et la justice au Moyen-Orient traite du cas du Canada. Il mérite qu’on s’y attarde pour réaliser à quel point le traitement de la solidarité avec la Palestine est révélateur de l’effritement des libertés civiles qui s’accélère chez nous.
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PL1 : pourquoi l’avis des instances de l’ONU compte

Le PL1, le prétendu projet de constitution du Québec déposé en octobre 2025, a suscité une large contestation. Au moment d’écrire ces lignes, son sort reste incertain en raison de la prorogation de l’Assemblée nationale, de l’arrivée d’une nouvelle première ministre et du temps restant à la session parlementaire avant la pause estivale. Sachant que même le Comité des droits de l’Homme l’a condamné, abandonner ce projet devrait être la seule option.
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Victoires devant les tribunaux pour l’accès aux garderies

Le récent jugement de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Kanyinda constitue une victoire éclatante pour les personnes en demande d’asile en matière d’accès aux garderies subventionnées. Il montre que la voie judiciaire offre un précieux moyen de défense des droits humains lorsque les luttes, sur le plan politique, peinent à produire des résultats. Retour sur cette saga judiciaire qui a duré plus de sept ans.
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Instaurer un contre-feu face au feu de forêt autoritariste

Les signes se multiplient : une montée de l’autoritarisme menace nos démocraties. Le Québec n’y échappe pas et il devient impératif d’y réparer les conséquences des dérives causées, depuis 2018, par le gouvernement dirigé par la Coalition Avenir Québec (CAQ). Toutefois, un simple colmatage post-caquisme ne suffira pas et doit s’inscrire dans un projet collectif enthousiasmant nous permettant de renforcer nos « digues collectives » et les garanties démocratiques fondamentales enchâssées notamment dans la Charte des droits et libertés de la personne.
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Face à la montée de l’autoritarisme et de l’extrême droite – Les droits humains entre nos mains

« Le système mondial des droits humains est en danger . » Tel est le cri d’alarme lancé dans le dernier Rapport mondial de Human Rights Watch. Alors que l’on assiste à une multiplication de lois liberticides au Québec et au Canada, doublée d’un effritement de la démocratie, le système local nous semble aussi en péril. Face aux forts relents d’autoritarisme qui accompagnent la précarisation du précieux édifice des droits humains, comment analyser la situation et continuer de nous mobiliser pour les défendre ? La question est au centre de ce dossier.
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Face au projet minier La Loutre : défendre le droit à un environnement sain

Au cœur de la Petite-Nation, en Outaouais, citoyen·nes et groupes s’opposent depuis plusieurs années au projet de mine à ciel ouvert La Loutre. Louis St-Hilaire, le citoyen initiateur de ce mouvement et président du Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation, a accepté de nous parler des motivations, actions et enjeux importants liés à ce type de mobilisation. Cette chronique restitue l’essentiel de cette conversation.
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La normalisation tranquille de l’exclusion scolaire

Est-il normal que des élèves en situation de handicap ou en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation soient privé·es d’une scolarisation sans bris de service ? C’est pourtant une injustice que vivent plusieurs. Il faut y remédier dans l’objectif que tous·tes aient vraiment le droit à l’éducation au Québec.
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Défendre les droits LGBTQ+ comme droits humains

Les débats qui ont entouré la Fierté gaie à Montréal cette année et l’année dernière concernant la place à accorder à la solidarité avec la Palestine, permettent de réfléchir à la fois sur l’interdépendance des droits et sur l’homonationalisme. Dissocier les droits humains des personnes LGBTQ+ des autres droits humains est une attitude porteuse de nombreuses dérives qu’il importe de contrer.
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En prison, où devraient aller les personnes transgenres ?

Ces dernières années, au nom de la sécurité, des voix revendiquent et obtiennent, comme c’est le cas au Québec, que les personnes transgenres incarcérées soient placées dans des prisons correspondant au sexe qui leur a été attribué à la naissance. Or, loin de rendre les prisons plus sûres pour quiconque, une telle mesure, particulièrement dangereuse pour ces personnes, occulte les véritables sources des violences subies dans ces lieux.
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Enjeux LGBTQ+ : une panique morale qui se sent dans les écoles

L’opposition aux droits et à la visibilité des communautés LGBTQ+ s’accentue au Québec, notamment dans le milieu scolaire. Faisant face à cette situation, le GRIS-Montréal poursuit son travail de démystification et de sensibilisation auprès des élèves. Il constate cependant une polarisation croissante des attitudes, certaines personnes se montrant de plus en plus fermées à la discussion.
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La libération transféministe commence là où le pouvoir des médecins finit

En presque 50 ans, le diagnostic médical a progressivement perdu de son importance dans la reconnaissance juridique des personnes trans, laissant place à un régime encore flou de protections identitaires. Alors que l’État cherche prioritairement à cerner leur place dans le droit, les personnes trans restent confrontées à plusieurs difficultés dans leur accès aux soins transaffirmatifs. Une nouvelle approche fondée sur la démédicalisation et le respect de l’autonomie corporelle est nécessaire pour mettre fin aux inégalités qu’engendre cette situation.
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Droits des personnes trans : quelles avancées ?

Au Québec, la décision la plus récente de la Cour supérieure en matière de droits des personnes trans a été largement qualifiée de « progressiste ». Mais représente-t-elle un gain si positif pour ces personnes ? Les « victoires » juridiques sont-elles automatiquement des victoires politiques et sociales ? Examinons-la de plus près.
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Une brève histoire de la construction juridico-politique d’un État straight

Le Canada et le Québec se targuent d’être des défenseurs des droits des personnes LGBTQIA2S+. Pourtant, leurs passé et présent coloniaux témoignent d’une volonté politico-juridique de bâtir une identité nationale fondée, entre autres, sur la criminalisation et la répression de pratiques échappant à la vision binaire, occidentale et cishétéronormative des genres, des sexes et des sexualités.
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Pinkwashing : pas de quoi être fièr·es !

Dans le contexte du génocide du peuple palestinien commis par Israël, quelle est la responsabilité de Fierté Montréal à ce propos ? Quels liens y a-t-il entre la lutte palestinienne et les luttes queers ? Nous avons rencontré Zev Saltiel, membre de Voix juives indépendantes Montréal et militant du mouvement 2SLGBTQ, pour discuter de ces enjeux.

Courtes peines ou recours excessif à l’incarcération

Les courtes peines doivent être remises en question puisqu’elles sont contreproductives à la réhabilitation et contribuent même à la récidive. Le système de jour-amende est une mesure à explorer, tout comme des changements au niveau du Code criminel pour réduire le recours à l’incarcération.
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Trans sous attaque

Depuis quelques années, les attaques anti-trans se multiplient au Québec, au Canada et dans de nombreux pays. De nouvelles lois et politiques viennent brimer l’avancée des droits des personnes trans pourtant déjà marginalisées. Les luttes sont nombreuses et recourent parfois, avec succès, aux tribunaux. À la haine anti-trans qui se répand, il faut aussi répondre par l’amour et les solidarités.

La nouvelle gestion publique : une menace aux droits humains

Si les effets de la nouvelle gestion publique se font sentir sur la qualité du service public pour l’ensemble de la population, les travailleuses et travailleurs du secteur public en subissent directement les contrecoups. Cette approche de gestion porte atteinte à plusieurs droits humains, comme la liberté d’association, codifiés dans la Charte québécoise et plusieurs instruments du droit international.

Regards croisés sur les droits humains

Derrière l’adoption en 1975 par le gouvernement du Québec de la Charte des droits et libertés de la personne se cache le travail acharné des militant-e-s des droits humains et des mouvements sociaux. Les droits ne sont pas donnés par le politique, ils sont arrachés à force de mobilisations, de revendications, de manifestations, d’interventions publiques sur un temps long.

Dans cette section du dossier, nous avons rassemblé une série de témoignages de militant-e-s et de travailleur-euse-s d’organisations de la société civile qui nous expliquent leurs luttes, les défis rencontrés, les violations de droits, les discriminations et de quelle façon la Charte québécoise et le cadre de référence des droits humains sont mobilisés dans leur travail.

Leurs perspectives sont essentielles pour comprendre l’ampleur des luttes qui sont à mener maintenant et dans l’avenir.

Nous remercions Geneviève Breault, étudiante à l’UQAM qui a recueilli les témoignages des 17 organisations de la société civile dans le cadre d’un mandat étudiant du Service aux collectivités de l’UQAM.

Bonne lecture!

Le pouvoir relatif des Chartes en contexte social hostile

Après des avancées significatives pour les droits des personnes LGBTQ+, les dernières années sont marquées par la montée de discours haineux et par des reculs aux droits. Ici, au Québec, et ailleurs au Canada, les gouvernements ne se gênent pas pour contourner les Chartes et ajouter des obstacles à l’exercice des droits.

Travailler sous permis de travail fermé?

En principe, la Charte québécoise s’applique à tous et à toutes, mais qu’en est-il des migrantes qui viennent au Québec avec un permis de travail fermé ? Les recours sont ardus et même impossibles pour la plupart des personnes non-citoyennes. Elles font l’objet d’un traitement différencié fondé précisément sur leur statut migratoire.

La Charte québécoise et les droits des peuples autochtones

Les lois québécoises dont la Charte s’inscrivent dans un contexte colonial. De profondes transformations demeurent nécessaires pour prétendre sortir un jour de ce rapport d’oppression et respecter le droit à l’autodétermination des peuples autochtones. La perspective autochtone reflétée dans cet article ne laisse place à aucun doute : la Charte a beau reconnaître des droits, elle ne s’extrait aucunement du colonialisme ambiant et le chemin à parcourir reste considérable.

La Charte québécoise et les droits environnementaux

L’ajout à la Charte québécoise de l’article sur le droit à un environnement sain a renforcé l’idée que ce droit est un droit humain, mais cela demeure insuffisant. En plus des mouvements sociaux, tous les outils juridiques et politiques doivent être mis à contribution pour mener les luttes environnementales.

La Charte, un texte vivant en perpétuelle évolution

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse répond à diverses questions de la Ligue des droits et libertés au sujet de la Charte québécoise, de son adoption à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 1975 et de son rôle essentiel dans le cadre juridique québécois.
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Los Angeles : une population migrante persécutée

Subissant les raids de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), les communautés immigrantes de Los Angeles sont persécutées, et résistent. Cette nouvelle étape trumpiste d’une violence sanctionnée par l’État qui ne date pas d’hier doit nous inquiéter. Voici quelques réflexions tirées des cinq journées intenses que nous avons passées à Los Angeles l’été dernier, allant à la rencontre des gens qui s’organisent et des réseaux de solidarité.
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À Ottawa, un empilage inquiétant de projets de lois

Dans un contexte de tension avec les États-Unis, le gouvernement fédéral libéral de Mark Carney a vite proposé une multitude de projets de lois tous plus inquiétants les uns que les autres. Les droits humains y sont ignorés, tandis que les atteintes à la vie privée, à la liberté d’expression, au droit d’asile et au droit de manifester, entre autres, sont nombreuses. En voici un bref survol afin d’aiguiller notre résistance à ces projets liberticides.

(Re)construire l’édifice des droits humains

Cette année marque le 50e anniversaire de l’adoption de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Adoptée en 1975, cette loi fondamentale a profondément marqué l’histoire des luttes pour l’égalité, la justice sociale et les droits humains au Québec. Inspirée des grands textes du droit international des droits humains, la Charte québécoise exige d’être promue et reconsidérée tant par les parlementaires que par la population.
Nusaiba Al-Azem devant la Grande mosquée de Québec le 29 janvier 2022 pour représenter la London Muslim Mosque

Bâtir nos solidarités contre les violences islamophobes

Alors que la ville de London commémore le quatrième anniversaire de l’attentat islamophobe du 6 juin 2021, il est essentiel de reconnaître la trame de violences racistes dans laquelle il s’inscrit, et dont l’attentat contre la Grande mosquée de Québec constitue un sinistre précédent. Pour contrer la haine et les idéologies réactionnaires, il faut agir en solidarité.

(Re)construire l’édifice des droits humains – 50 ans de la Charte québécoise

2025 marque le 50e anniversaire de l’adoption de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Ce dossier explore une diversité de thématiques liées à l’histoire de la Charte et à son rôle dans les luttes pour les droits humains au Québec.

Participation citoyenne et villes, quel avenir ?

Comme gouvernements de proximité, les municipalités sont au premier plan pour favoriser une réelle participation citoyenne aux affaires publiques. Cependant, les solutions proposées aux divers enjeux vécus par les élu-e-s municipaux ne tiennent pas suffisamment compte des droits humains et des principes démocratiques.

Défis de collaboration entre villes et organismes communautaires

Souvent perçus comme de simples extensions des services municipaux, les organismes d’action communautaire autonome doivent composer avec des tentatives d’ingérence des villes dans leurs orientations et leurs approches. Pourtant, face aux crises qui s’accumulent, la collaboration entre le municipal et le communautaire s’impose comme une nécessité.

La transition écologique, ça concerne tout le monde !

Depuis 2021, huit Collectivités Zéro Émission Nette (ZéN) se sont formées au Québec pour réaliser une transition écologique porteuse de justice sociale à travers des démarches territoriales de coconstruction de projets. Les populations veulent faire partie de la transformation et exercer leur pouvoir d’agir. Les municipalités doivent en tenir compte.

Une exigence du droit international des droits humains

Les réseaux des villes font leur chemin dans les relations internationales et le droit international. Plusieurs questions se posent notamment sur l’imputabilité et de l’autonomie de moyens des gouvernements municipaux ainsi que sur leurs compétences à agir pour la protection et la promotion des droits humains.

Habiter et cohabiter

L’acte d’habiter la ville n’est pas réservé qu’aux propriétaires ou aux locataires d’un logement. Les personnes en situation d’itinérance cherchent aussi à habiter la ville en s’appropriant des lieux publics entraînant bien souvent de la répression, des déplacements forcés et des violations de droits. L’auteur nous propose d’appréhender une réelle cohabitation dans la ville sous un angle démocratique.

Toutes les vies se valent-elles vraiment ?

Derrière le cri de « Plus jamais ça » scandé après la Seconde Guerre mondiale, la promesse d’égalité a laissé place à une hiérarchie silencieuse mais destructrice, où les vies non occidentales sont systématiquement reléguées à une valeur inférieure. Par un contraste choquant entre l’indifférence face aux crises du Moyen-Orient et d’Afrique et l’empathie manifestée envers l’Ukraine, cet article met en lumière une géométrie variable de l’humanisme occidental, tissée de racisme structurel et de xénophobie latente et plaide pour une société où l’égalité de chaque vie ne demeure pas un simple idéal, mais un impératif concret.

Nouveaux visages de l’itinérance… issus de l’immigration

Des changements aux politiques d’immigration induisent des effets importants pour une partie des personnes migrantes demandeuses d’asile. Certaines personnes vont choisir de faire une demande d’asile à l’interne plutôt qu’à l’aéroport ou à la frontière. La différence peut sembler technique, mais elle transforme le visage de l’itinérance à Montréal.

Repenser les droits humains en Haïti

Pour comprendre la terreur qui sévit aujourd’hui en Haïti, nous analysons ici d’abord l’historique de la violence depuis la guerre de l’Indépendance ainsi que les interventions étrangères et la dictature des Duvalier qui n’ont fait qu’exacerber cette problématique. Face à cela, nous proposons des pistes pour atténuer la violence et pour mettre fin à la dynamique terroriste des gangs qui retarde la construction d’un État de droit et le développement du pays.

Lutter contre l’ingérence sans bafouer les droits

En 2024, pour lutter contre l’ingérence étrangère, le gouvernement fédéral a adopté en deux mois le projet de loi C-70 Loi concernant la lutte contre l’ingérence étrangère en octroyant notamment de nouveaux pouvoirs aux agences nationales de sécurité. En aucun cas, le législateur ne devrait se précipiter à adopter une loi sans un examen approfondi du texte de loi et une évaluation des impacts sur les droits humains de sa population.

Imaginer une ville des droits humains

Les municipalités sont appelées à jouer un rôle de plus en plus important dans l’élaboration de politiques, de programmes et d’initiatives pour relever les défis actuels et futurs, qui sont vastes et urgents, comme les enjeux environnementaux.
Ce palier gouvernemental peut assurer le respect, la protection et la mise en œuvre des droits humains et contribuer positivement à la transformation sociale.

Du naturalisme antique à l’écologie contemporaine

Une belle introduction à la philosophie de l’environnement écrite par la philosophe française Laurence Hanson-Løve a été récemment publiée chez Écosociété. L’idée écologique et la philosophie nous propose un parcours de l’histoire de la pensée écologique et, plus largement, du rapport de l’être humain à la nature, depuis l’Antiquité à nos jours.

30 ans de lutte pour les droits et libertés à Québec

À l’occasion du 30e anniversaire de la fondation de la Ligue des droits et libertés, section de Québec, la riche histoire des droits et libertés dans la Ville de Québec vous est présentée. C’est une façon de rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui se sont engagé-e-s activement dans les luttes.

Trump, ou comment user du droit contre la justice

La réélection récente de Donald Trump présage plusieurs enjeux juridiques et démocratiques aux États-Unis. Son premier mandat houleux ainsi que son attitude renouvelée et revancharde semblent nous indiquer que la démocratie et les droits de la population étatsunienne pourraient en être gravement affectés.

Nouvelles prisons, mêmes enjeux?

En réponse aux violations de droits humains en prison, les discours officiels promettent des lieux plus inclusifs et sécuritaires. Qu’en est-il de l’efficacité réelle de ces mesures et à leurs conséquences sur les populations marginalisées? Cette nouvelle carcéralité ne serait-elle que de la poudre aux yeux?

Le Protecteur du citoyen, un pouvoir limité

Le Protecteur du citoyen, organisme public censé représenter les personnes incarcérées au Québec et leurs droits, fait preuve d’un réel manque de transparence et d’une non-collaboration avec le secteur communautaire, nécessitant un changement de leurs pratiques, afin de mieux protéger les individus.

Pinel : Les cas complexes crient au secours !

À l’Institut Pinel, et dans d’autres établissements psychiatriques au Québec, des pratiques autoritaires et déshumanisantes sont encore utilisées dans de trop nombreux cas. Ces méthodes, qui rappellent les anciens asiles, révèlent la nécessité d’une réforme, pour une approche humaine et respectueuse des droits des personnes.

Contre vents et marées : liens avec un proche incarcéré

Confrontées à des obstacles majeurs pour maintenir les liens avec leur proche incarcéré-e, les familles doivent lutter pour être reconnues et faire valoir leurs droits. Leurs vécus et leurs expériences révèlent les lacunes et les injustices d’un système carcéral indifférent à leurs souffrances.

Rien ne change pour les femmes incarcérées

Au Canada et au Québec, les politiques et les pratiques carcérales à l’endroit des femmes sont dépendantes du chemin parcouru et s’inscrivent, de manière pérenne, dans une trajectoire dominante et verrouillée, qu’il est nécessaire de remettre en question, de transformer et même d’abolir.

Un autre soi-même

Toula Drimonis, l’autrice de l’ouvrage, « Nous, les autres », présente son point de vue comme immigrante de seconde génération sur les enjeux actuels d’accueil et d’intégration des personnes immigrant au Québec Les politiques de la Coalition avenir Québec qui s’inscrivent dans le courant du nationalisme identitaire sont aussi abordées.
L’organisation Mères au front de Rouyn-Noranda et des citoyen-ne-s luttent pour exiger le droit à vivre dans un environnement sain et sécuritaire.

Fonderie Horne : une allégorie de l’opacité

Le cas de la Fonderie Horne nous démontre les enjeux que vivent les citoyens et citoyennes de Rouyn-Noranda en termes de d’accès à l’information, de participation du public aux processus décisionnels et d’accès à la justice. Ces éléments de procédure forment les trois piliers démocratiques à défendre pour exercer le droit à un environnement sain.

C-27 | Un trio législatif… accommodant pour l’industrie

Le régime fédéral de protection de renseignements personnels dans le secteur privé doit être modernisé, ce qu’Ottawa propose de faire avec le projet de loi C-27. Cet article propose un survol des reproches formulés, de failles pour les droits humains et des mises en garde à l’égard de C-27.

Dérouler le fil des logiques carcérales

L’incarcération produit et reproduit des violations de droits, de la violence, de la détresse et des discriminations que les réformes du système carcéral ne peuvent pas enrayer. Les logiques carcérales nous apparaissent avec leurs nœuds, leurs failles en matière de réparation envers les victimes, de réinsertion sociale, de dissuasion et de la diminution de la violence. Dans bien des cas, le recours à l’enfermement est une réponse punitive et restrictive de liberté à des enjeux sociaux, résultat d’un désengagement de l’État quant à ses obligations en matière de droits économiques et sociaux.

Qu’en est-il des systèmes carcéraux et des abolitionnismes?

Nous avons discuté avec Marlihan Lopez, co-fondatrice de Harambec et militante féministe Noire, afin de connaître son point de vue quant à l’abolitionnisme pénal. Son approche invite à la remise en question de systèmes carcéraux au sens large, que ce soit la prison, l’école, les hôpitaux ou les centres jeunesses.

Coup d’oeil sur la justice alternative à Kahnawà:ke

Au début des années 2000, le programme de justice alternative Sken:nen A’Onsonton est créé à Kahnawà:ke à la suite de consultations et de recherches menées par des membres de la communauté sur les méthodes et philosophies Haudenosaunee pour aborder les conflits. Les victimes sont au cœur de ce programme qui invite les gens à se rassembler, à prendre responsabilité pour leurs actes et à prendre des décisions ensemble pour trouver des solutions aux conflits. Sken:nen A’Onsonton est un exemple de l’exercice du droit à l’autodétermination en matière de justice en action.

La prison, l’antichambre de la déportation

Les personnes migrantes au Canada subissent de plein fouet une double peine : l’emprisonnement à la suite d’une condamnation puis l’expulsion du territoire. À travers le témoignage d’Alexe, la réalité des ces personnes et de leur famille est exposée.

Prison et déficience intellectuelle, ça ne va pas!

Les personnes ayant une déficience intellectuelle font face à une société capacitiste, ne leur laissant peu de choix pour se trouver une place. Le système judiciaire et carcéral actuel rend encore plus vulnérables ces personnes, et un développement des services sociaux est plus que nécessaire pour amener à une véritable inclusion.

Un portrait de la population carcérale

Le portrait de la population carcérale présenté ici a été réalisé à partir des données rendues disponibles par les services correctionnels du Québec et du Canada. Cet exercice comporte évidemment une part d’arbitraire : il est limité tant par la disponibilité des données que par le choix des indicateurs compilés par les autorités carcérales. De plus, bien que nous ayons choisi de présenter ici des données sur la population des prisons et pénitenciers, cela ne reflète pas un portrait de l’ensemble de la population soumise à d’autres formes de détention abordées dans ce dossier. Il s’agit donc, au mieux, d’un certain arrêt sur image, situé dans l’espace et le temps.

Regards critiques sur l’incarcération

Des perspectives critiques sont rassemblées pour présenter plusieurs facettes de l’incarcération à travers une vingtaine d’articles. Page après page, le fil des logiques carcérales se déroule et révèlent leurs noeuds et leurs failles en matière de réparation envers les victimes, de réinsertion sociale, de dissuasion et de la diminution de la violence. L’incarcération produit et reproduit des violations de droits, de la détresse et des discriminations que les réformes du système carcéral ne peuvent pas enrayer.

La DUDH : genèse de l’édifice universel des droits humains

Adoptée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l’homme est le fruit d’un travail collectif et non pas celui d’une seule femme ou seul homme extraordinaire. Pour la première fois, un document, innovateur et universel, énonce une liste de droits humains inaliénables.

La participation des parents, un incontournable pour la création d’écoles inclusives

La participation de proximité des parents est une façon de faire respecter les droits de l’enfant comme le droit à l’éducation. Pour ce faire, des parents se mobilisent pour s’informer sur la vie démocratique de l’école et s’investir davantage dans les milieux scolaires.

Mettre en œuvre des droits : complexification et marginalisation

Depuis l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, on peut observer d’un côté, une prolifération des instruments et des mécanismes de protection des droits humains, visant des catégories particulières (femmes, enfants, apatrides, etc.) ou des situations spécifiques (travail forcé, torture, etc.) ; mais de l’autre côté, on constate que le respect et la protection des droits humains, dans une gouvernance de plus en plus axée sur la gestion de crises ou d’urgences, ne sont plus, s’ils l’ont jamais été, au cœur des objectifs des gouvernements.

75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme

« Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet. » Déclaration universelle des droits de l’homme, Article 28