La LDL demande au législateur de renforcer la Charte et les droits qu’elle reconnait et protège, notamment en y ajoutant un nouvel article reconnaissant explicitement le droit au logement. À l’instar des autres droits économiques et sociaux actuellement énoncés, la nature prépondérante et justiciable de ce droit devra être établie, c’est-à-dire qu’il aura préséance sur les autres lois dites ordinaires et pourra être invoqué efficacement devant les tribunaux.
ENGLISH FOLLOW Lire en PDF Déclaration commune sur l’adoption du projet de loi C-9 et la protection…
L’Affaire des chants d’oiseaux de Rimouski est une aventure comique et rocambolesque qui met à nu les accrocs à la liberté d’expression et à la démocratie dans l’administration municipale de Rimouski.
En matière de droits humains, en santé mentale comme dans tout autre domaine, le gouvernement du Québec profiterait à écouter les constats issus de la littérature scientifique, de la société civile ainsi que des personnes premières concernées. Cela lui permettrait de s’assurer que les mesures proposées permettent, dans les faits, une plus grande dignité pour les personnes, le respect de leurs droits fondamentaux et ultimement que les politiques publiques en découlant auront des conséquences positives sur les enjeux de société identifiés.
« Le système mondial des droits humains est en danger. » Tel est le cri d’alarme lancé dans le dernier Rapport mondial de Human Rights Watch. Alors que l’on assiste à une multiplication de lois liberticides au Québec et au Canada, doublée d’un effritement de la démocratie, le système local nous semble aussi en péril. Face aux forts relents d’autoritarisme qui accompagnent la précarisation du précieux édifice des droits humains, comment analyser la situation et continuer de nous mobiliser pour les défendre ? La question est au centre de ce dossier.
Comment continuer à militer pour faire avancer les droits humains alors que tout ce qui contribue à leur respect semble se précariser gravement ? Nous en avons discuté en février dernier avec Jess Legault, coordonnatrice générale de la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN), Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain de la Confédération des syndicaux nationaux (CCMM-CSN). Nous rappelant le plaisir d’agir de concert pour plus important que soi, tous·tes insistent : avec espoir et conviction, malgré l’adversité, continuons de lutter ensemble !
La dérive autoritaire qui se déploie aux États-Unis, sous le second mandat à la présidence de Donald Trump, a une portée mondiale. En comprendre les phases est essentiel, mais se rappeler le pouvoir du peuple l’est tout autant aux yeux de Vince Warren, qui signe cet article. L’organisation qu’il dirige, le Center for Constitutional Rights, basé à New York, défend les droits de plusieurs victimes du régime trumpiste et se mobilise aux côtés des acteur·rices de la société civile qui font grandir la résistance.
Le PL1, le prétendu projet de constitution du Québec déposé en octobre 2025, a suscité une large contestation. Au moment d’écrire ces lignes, son sort reste incertain en raison de la prorogation de l’Assemblée nationale, de l’arrivée d’une nouvelle première ministre et du temps restant à la session parlementaire avant la pause estivale. Sachant que même le Comité des droits de l’Homme l’a condamné, abandonner ce projet devrait être la seule option.
Les signes se multiplient : une montée de l’autoritarisme menace nos démocraties. Le Québec n’y échappe pas et il devient impératif d’y réparer les conséquences des dérives causées, depuis 2018, par le gouvernement dirigé par la Coalition Avenir Québec (CAQ). Toutefois, un simple colmatage post-caquisme ne suffira pas et doit s’inscrire dans un projet collectif enthousiasmant nous permettant de renforcer nos « digues collectives » et les garanties démocratiques fondamentales enchâssées notamment dans la Charte des droits et libertés de la personne.
« Le système mondial des droits humains est en danger . » Tel est le cri d’alarme lancé dans le dernier Rapport mondial de Human Rights Watch. Alors que l’on assiste à une multiplication de lois liberticides au Québec et au Canada, doublée d’un effritement de la démocratie, le système local nous semble aussi en péril. Face aux forts relents d’autoritarisme qui accompagnent la précarisation du précieux édifice des droits humains, comment analyser la situation et continuer de nous mobiliser pour les défendre ? La question est au centre de ce dossier.
Le projet de loi fédéral C-9 ouvre la porte à la criminalisation de manifestations pacifiques à proximité de dizaines de milliers de lieux au Canada.
La Ligue des droits et libertés agira à titre de partie intervenante devant la Cour suprême du Canada, dans le litige Commission scolaire English-Montréal, et al. c. Procureur général du Québec.
Dans cette brochure, la Ligue des droits et libertés présente des balises fermes et claires pour encadrer l’utilisation de la clause dérogatoire prévue à l’article 52 de la Charte québécoise.
Le projet de loi C-9, Loi visant à lutter contre la haine, porte un nom trompeur, car il ne permet pas de lutter efficacement contre la haine. C-9 crée plutôt de nouvelles infractions criminelles qui risquent de porter gravement atteinte aux libertés civiles protégées par les chartes québécoise et canadienne, et de criminaliser des manifestations pacifiques.
Projet de loi 13 – Plus de 220 organisations s’opposent aux nouvelles limites au droit de manifester
Plus de 220 organisations de la société civile sonnent l’alarme au sujet des dispositions du projet de loi 13 qui portent atteinte aux libertés d’expression et de réunion pacifique et à la protection contre les fouilles et saisies abusives.
Une démocratie ne prospère que lorsqu’elle protège pleinement le droit à la contestation sociale. En affaiblissant le droit de manifester, le projet de loi 13 priverait la population québécoise en entier d’occasions de se faire entendre, à un moment où cela est pourtant cruellement nécessaire.
La LDL s’oppose aux articles qui limitent l’exercice du droit de manifester; à la création d’un registre public des délinquants sexuels à risque élevé de récidive; et à la création d’une liste des entités à dessein criminel assortie d’une interdiction d’afficher un symbole associé. Toutes ces dispositions portent atteinte de manière injustifiée aux droits et libertés.
L’exercice du droit de manifester dans la Ville de Québec se voit continuellement bafoué tant par la réglementation municipale que par le pouvoir d’interprétation du service de police. Et ce, malgré la Charte et les décisions des tribunaux en faveur du droit de manifester.
Subissant les raids de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), les communautés immigrantes de Los Angeles sont persécutées, et résistent. Cette nouvelle étape trumpiste d’une violence sanctionnée par l’État qui ne date pas d’hier doit nous inquiéter. Voici quelques réflexions tirées des cinq journées intenses que nous avons passées à Los Angeles l’été dernier, allant à la rencontre des gens qui s’organisent et des réseaux de solidarité.
Dans un contexte de tension avec les États-Unis, le gouvernement fédéral libéral de Mark Carney a vite proposé une multitude de projets de lois tous plus inquiétants les uns que les autres. Les droits humains y sont ignorés, tandis que les atteintes à la vie privée, à la liberté d’expression, au droit d’asile et au droit de manifester, entre autres, sont nombreuses. En voici un bref survol afin d’aiguiller notre résistance à ces projets liberticides.
La fusion proposée du Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA) avec le Fonds québécois d’initiatives sociales (FQIS) présente des enjeux majeurs pour l’avenir de l’action communautaire autonome et, plus spécifiquement, pour la défense collective des droits.
La Ligue des droits et libertés et la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles considèrent qu’il est vain et non nécessaire de tenter de proposer une définition du « terrorisme » qui pourrait être universellement reconnue en droit international. Les deux organisations appellent au rejet du paradigme du « terrorisme » qui est une source majeure de violations de droits humains à travers le monde.
La Ligue des droits et libertés et l’Association canadienne des libertés civiles s’opposent au projet de loi 9 déposé le 27 novembre 2025. Ce projet de loi ne bafoue pas uniquement les droits des minorités religieuses. Ce sont tous les Québécois·es – croyant·es et non-croyant·es – qui doivent s’alarmer de cette nouvelle limite à l’expression en public.
Le projet de loi C-9, qui consiste à apporter plusieurs modifications au Code criminel, ne constitue pas un moyen approprié de lutte contre la haine. Sans apporter de nouveaux outils juridiques pour lutter efficacement contre la haine, C-9 représente une menace aux droits et libertés protégés par la Charte canadienne des droits et libertés, notamment les libertés d’expression, de réunion pacifique et d’association.
Nous voulons un Québec qui choisit la solidarité plutôt que l’exclusion, le respect plutôt que la répression, la dignité plutôt que la peur.
Le projet de loi C-9, Loi visant à lutter contre la haine, crée de nouvelles lois criminelles qui risquent plutôt de porter gravement et injustement atteinte aux libertés fondamentales protégées par la Charte canadienne des droits et libertés, incluant en criminalisant certaines manifestations pacifiques.
La Ligue des droits et libertés réagit à certaines résolutions limitant l’exercice du droit de manifester qui seront débattues lors du congrès de la Coalition Avenir Québec les 27 et 28 septembre prochains.
Entre discours xénophobes, nostalgie du Troisième Reich et attaques contre la culture du devoir de mémoire, le parti néofasciste Alternativ für Deutschland (AfD) poursuit son ascension. L’Allemagne est-elle en train de revivre les heures sombres de son histoire ?
Cette année marque le 50e anniversaire de l’adoption de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Adoptée en 1975, cette loi fondamentale a profondément marqué l’histoire des luttes pour l’égalité, la justice sociale et les droits humains au Québec. Inspirée des grands textes du droit international des droits humains, la Charte québécoise exige d’être promue et reconsidérée tant par les parlementaires que par la population.
La LDL a analysé le rapport du Comité de sages sur l’identité de genre à la lumière des obligations du gouvernement en matière droits humains. Ce rapport ne permet pas de lutter contre la transphobie, qui s’accentue ici comme ailleurs.
Le projet de loi C-2 est attentatoire aux droits et libertés. Présenté comme un renforcement de la sécurité à la frontière, il restreint de façon inacceptable l’accès à l’asile, en plus d’octroyer de vastes pouvoirs aux autorités migratoires.
Un nouveau projet de loi frontalier soulève des préoccupations majeures pour les libertés civiles, la vie privée et les droits des réfugié-e-s.
Ce rapport d’activités 2024-2025 fait état des multiples actions menées par la Ligue des droits et libertés pour la défense collective des droits humains.
À la suite de l’assemblée générale annuelle 2025 de la Ligue des droits et libertés (LDL), la LDL fait un appel aux groupes et aux organisations de la société civile à unir les forces. Et rappelle aux élu-e-s leurs obligations et les exhorte à adopter un engagement clair pour la défense et l’avancement des droits humains.
Le système de protection des droits humains au Québec est fragilisé et sous attaque, à l’instar de ce qu’on observe à l’échelle internationale. Le premier ministre doit prendre position publiquement en faveur du respect et de la mise en œuvre des droits humains. Il en va de notre démocratie.
En cette Journée internationale des travailleuses et travailleurs, la Ligue des droits et libertés (LDL) exprime ses profondes préoccupations et sa colère face à des offensives législatives qui imposent d’importants reculs au droit de grève.
La Ligue des droits et libertés et la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) co-signent avec 100 organisations et 30 personnalités une lettre d’opinion dans le Devoir demandant des consultations publiques, larges et inclusives.
Plus 100 organisations et 30 personnalités publiques et universitaires demandent des consultations publiques, larges et inclusives sur le projet de loi no 84 Loi sur l’intégration nationale.
Le PL84 soulève d’importantes questions de société, qui ne sauraient faire l’économie d’un consensus rassemblant le plus grand nombre. Plus 100 organisations et 30 personnalités publiques et universitaires demandent des consultations publiques, larges et inclusives.
la Ligue des droits et libertés et le Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODC) recommandent à la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, d’ajouter un module obligatoire sur les droits et libertés au Québec.
Il y a 5 ans, la pandémie de COVID-19 appelait des mesures sanitaires cohérentes et une campagne de vaccination massive pour résorber la crise en faisant le moins de dommages possibles. En effet, les violations de droits humains et les entorses à la démocratie ont été nombreuses.
La LDL dénonce les modifications majeures à la Charte québécoise proposées dans le PL 84 et son glissement vers un modèle assimilationniste. Le gouvernement doit plutôt s’attaquer aux vrais obstacles à l’intégration en offrant des programmes et services d’intégration adéquats ; en luttant activement contre la discrimination et le racisme systémique ; et en assurant la mise en œuvre des droits économiques, sociaux et culturels.
Le PL84 fait l’objet de consultations précipitées, et fort limitées quant aux voix qui seront entendues : c’est faire preuve d’une vision bien étroite de la démocratie, qui ne suffit pas à nos exigences et que nous ne pouvons accepter. L’enjeu est de taille puisqu’il en va de la préservation de notre démocratie et de l’édifice des droits humains que la société québécoise bâtit collectivement depuis des décennies.
À partir du 14 février 2025, la LDL cesse d’utiliser le réseau social X.
Sur la question de l’itinérance, la Ligue des droits et libertés demande à la Ville de Montréal de se conformer à ses obligations en matière de respect, de protection et de mise en œuvre des droits humains. Parmi ses 13 recommandations, elle demande une augmentation du nombre et de la diversité des ressources, le respect de l’autonomie des organismes communautaires, un meilleur aménagement des espaces publics, l’abrogation de règlements municipaux et un moratoire immédiat sur les démantèlements des campements.
Les réseaux des villes font leur chemin dans les relations internationales et le droit international. Plusieurs questions se posent notamment sur l’imputabilité et de l’autonomie de moyens des gouvernements municipaux ainsi que sur leurs compétences à agir pour la protection et la promotion des droits humains.
La Ligue des droits et libertés (LDL) exprime ses vives inquiétudes à la lecture du projet de loi no 84, Loi sur l’intégration nationale. Le PL84 contribue à la stigmatisation des personnes migrantes et des membres des communautés ethnoculturelles, en plus de menacer plusieurs droits inscrits aux Chartes et de contrevenir aux obligations de l’État québécois en regard du droit international des droits humains.
L’acte d’habiter la ville n’est pas réservé qu’aux propriétaires ou aux locataires d’un logement. Les personnes en situation d’itinérance cherchent aussi à habiter la ville en s’appropriant des lieux publics entraînant bien souvent de la répression, des déplacements forcés et des violations de droits. L’auteur nous propose d’appréhender une réelle cohabitation dans la ville sous un angle démocratique.
La dernière édition de la Conférence Bandung du Nord s’est déroulée à l’automne 2024 à Montréal afin de poursuivre la solidarité entre les mouvements décoloniaux face aux injustices persistantes du colonialisme.
La LDL demande la tenue d’un débat public informé, éclairé et transparent sur l’ensemble du projet gouvernemental d’Identité numérique nationale, incluant le portefeuille numérique. Plusieurs éléments du PL 82 pourraient mettre à risque des données personnelles sensibles et conduire à des dérives : la banque centralisée de renseignements personnels aux fins de l’INN, propice au piratage ou aux fuites; le recours éventuel à la biométrie; et le manque d’encadrement sur le plan de l’interopérabilité. Le virage numérique gouvernemental risque aussi de compliquer, voire de compromettre l’exercice de nombreux droits économiques et sociaux et l’accès à des services publics. Ce sont les groupes historiquement discriminés (notamment les personnes âgées, en situation de handicap, à faible revenu, peu alphabétisées et immigrantes, ainsi que les femmes), qui pourraient faire les frais de cette transformation.
Derrière le cri de « Plus jamais ça » scandé après la Seconde Guerre mondiale, la promesse d’égalité a laissé place à une hiérarchie silencieuse mais destructrice, où les vies non occidentales sont systématiquement reléguées à une valeur inférieure. Par un contraste choquant entre l’indifférence face aux crises du Moyen-Orient et d’Afrique et l’empathie manifestée envers l’Ukraine, cet article met en lumière une géométrie variable de l’humanisme occidental, tissée de racisme structurel et de xénophobie latente et plaide pour une société où l’égalité de chaque vie ne demeure pas un simple idéal, mais un impératif concret.
Dans ce mémoire, la Ligue des droits et libertés souhaite proposer le cadre des droits humains comme perspective fondamentale pour réfléchir aux législations en matière de santé mentale, en particulier la Loi P-38 et plus largement, au cadre législatif en lien avec les gardes en établissement.
La réélection récente de Donald Trump présage plusieurs enjeux juridiques et démocratiques aux États-Unis. Son premier mandat houleux ainsi que son attitude renouvelée et revancharde semblent nous indiquer que la démocratie et les droits de la population étatsunienne pourraient en être gravement affectés.
Retour à la table des matières Droits et libertés, automne 2024 / hiver 2025 Agir pour le…
La LDL invite à la plus grande prudence devant des recommandations destinées à accroître le pouvoir du parlement du Québec de déroger à ces droits et à octroyer aux parlementaires « le loisir de proposer un nouvel équilibre des droits et libertés ». La Charte des droits et libertés de la personne du Québec doit assurer un socle stable de droits et libertés qui soient reconnus et protégés, et ne doit pas être soumise aux aléas des soi-disant valeurs de la majorité.
La LDL publie un outil d’éducation aux droits qui recadre les notions de droits collectifs, de laïcité de l’État, de souveraineté parlementaire et de dérogations aux chartes des droits. Ce recadrage appose une lunette de droits humains sur ces notions et sur les rhétoriques qui occupent l’espace public, politique et médiatique particulièrement dans le cadre des débats sur la laïcité de l’État, la protection de la langue française, et les enjeux constitutionnels.
Cette publication recadre les notions de droits collectifs, de laïcité de l’État, de souveraineté parlementaire et de dérogations aux chartes des droits. Ce recadrage appose une lunette de droits humains sur ces notions et sur les rhétoriques qui occupent l’espace public, politique et médiatique particulièrement dans le cadre des débats sur la laïcité de l’État, la protection de la langue française, et les enjeux constitutionnels.
Les conditions de remise en liberté imposées aux activistes sont abusives et briment leurs libertés d’expression, de réunion pacifique et d’association. La gravité des conditions de détentions imposée aux activistes du pont Jacques-Cartier n’a malheureusement rien d’exceptionnel. La LDL rappelle que les prisons du Québec sont des lieux de violations de droits des personnes incarcérées et que la pénurie de personnel ne peut aucunement être invoquée pour les justifier.
Certaines actions, bien qu’illégales, peuvent s’avérer légitimes et nécessaires pour éveiller les consciences et faire bouger les dirigeant-e-s.
En cette Journée internationale du droit à l’information, nos organisations proposent un coup de gueule collectif pour dénoncer l’opacité des organismes publics qui prédomine dans plusieurs secteurs.
À la lumière des constats du rapport d’activités 2023-2024 du Protecteur du citoyen, la LDL souligne l’importance pour le gouvernement du Québec de se saisir du cadre de référence des droits humains et de comprendre les obligations qui lui incombent.
Plus de 83 millions de dollars de cartouches de mortier explosives produites par une entreprise opérant au Québec, General Dynamics Ordnance and Tactical Systems Inc, seraient achetées par les États-Unis et intégrées au programme d’armement américain destiné à Israël. La Ligue des droits et libertés et la Fédération internationale des droits humains intiment le gouvernement du Canada à bloquer cette transaction ainsi qu’à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux interventions militaires de l’État d’Israël dans la bande de Gaza.
Les deux revendications du mouvement sont la fermeture du bureau du Québec à Tel-Aviv et le désinvestissement par la CDPQ de 14 milliards $ dans 87 entreprises identifiées comme étant impliquées dans des violations des droits humains en Palestine.
Malgré les amendements apportés, le PL57, adopté le 5 juin 2024 par le gouvernement du Québec, présente des risques sérieux d’atteinte aux droits et libertés des citoyen-ne-s et des organisations de la société civile. Une veille sera effectuée pour documenter les conséquences négatives de cette nouvelle loi sur la capacité des citoyen-ne-s de participer activement aux débats démocratiques au Québec.
Dix recommandations concernant la détention des personnes migrantes pour de motifs administratifs sont soumises au Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire en visite au Canada en mai 2024.
Ce rapport d’activités 2023-2024 fait état des multiples actions menées par la Ligue des droits et libertés pour la défense collective des droits humains.
Au terme de sa visite au Canada en mai 2024, la LDL soumet un mémoire et dix recommandations au Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire sur la situation au pays en matière de la détention administrative des demandeurs d’asile et des personnes migrantes.
La LDL demande à la mairesse et au directeur du SPVM de condamner publiquement et urgemment ces propos ainsi que de garantir que le SPVM cessera toute atteinte à la sécurité et à l’intégrité physique des manifestant-e-s ainsi qu’à la liberté d’expression et au droit de manifester à Montréal.
Enjeux de droits humains entourant la détention des personnes migrantes pour des motifs administratifs au Canada Mémoire…
À ce stade-ci, la seule action responsable que la ministre Laforest peut et doit entreprendre pour respecter réellement les droits et libertés de la population est de retirer le chapitre I du PL57. Ensuite, il s’agira de se pencher en profondeur sur l’enjeu fort important du harcèlement vécu par les élus.
Le rejet par la Cour supérieure de la demande d’injonction intentée par l’Université McGill évite la répression de ce moyen d’action légitime des étudiant-e-s et assure le respect de la liberté d’expression et du droit de manifester reconnus par les Chartes canadienne et québécoise.
Face aux crises environnementales, les trois piliers démocratiques à défendre et à prioriser sont l’accès à l’information, la participation des populations aux prises de décisions et l’accès à la justice.
Plus de 134 organisations demandent à ce que le Chapitre I du projet de loi 57 soit retiré. Le PL 57 n’apporte pas de solutions nouvelles à la problématique de harcèlement, menaces et intimidation envers les élu-e-s car il existe déjà des recours (injonctions et infractions criminelles) dans le cadre législatif actuel. Il est à craindre une application arbitraire et abusive de la nouvelle loi proposée, particulièrement à l’égard des actions politiques et mobilisations citoyennes légitimes et essentielles pour défendre la justice sociale et les droits humains.
La LDL rappelle aux forces policières et aux dirigeants de l’Université McGill que toutes les mesures doivent être prises pour assurer la sécurité des manifestant-e-s, de même que pour respecter et protéger le droit de manifester.
La Ligue des droits et libertés (LDL) reconnaît l’importance d’agir sur les situations de harcèlement, d’intimidation et de menaces vécues par des élu-e-s au Québec qui sont le fait de citoyen-ne-s et d’élu-e-s. Le PL 57 ne prend toutefois pas en compte les libertés d’expression et d’association protégées par les Chartes, mettant ainsi un fardeau sur les citoyen-ne-s pour contester la loi plutôt que de garantir ces droits dès le départ.
La Ligue des droits et libertés (LDL) reconnaît l’importance d’agir sur les situations de harcèlement, d’intimidation et de menaces vécues par des élu-e-s au Québec qui sont le fait de citoyen-ne-s et d’élu-e-s. Toutefois, étant donné que le projet de loi omnibus no 57 (PL 57) n’est pas une réponse adéquate à cette problématique et qu’il présente des risques sérieux d’atteintes aux libertés d’expression, d’opinion et d’association, la LDL recommande de retirer l’intégralité du chapitre I du projet de loi et de de pas adopter la Loi visant à protéger les élus et à favoriser l’exercice sans entraves de leurs fonctions.
À l’occasion de la publication d’une brochure « Le droit à un environnement sain : Trois piliers démocratiques à défendre », assistez à un midi-conférence le 15 mai 2024 en compagnie de trois panélistes impliqués de près dans les enjeux environnementaux.
La Ligue des droits et libertés rappelle que la Loi sur la laïcité de l’État, adoptée sous bâillon sans l’unanimité de l’Assemblée nationale en 2019, déroge également à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. En insistant sur la dérogation à la Charte canadienne, le gouvernement du Québec évite d’aborder la question de fond, à savoir qu’une loi discriminatoire déroge de façon disproportionnée et non justifiée aux droits et libertés.
La LDL exhorte le gouvernement du Québec à ne pas reconduire la clause de dérogation et à jouer le rôle d’un État démocratique de premier plan qui respecte les droits et libertés de sa population.
Adoptée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l’homme est le fruit d’un travail collectif et non pas celui d’une seule femme ou seul homme extraordinaire. Pour la première fois, un document, innovateur et universel, énonce une liste de droits humains inaliénables.
« Dans la longue marche vers l’égalité, nous avançons, pas à pas, parfois beaucoup trop lentement, parfois même avec quelques pas de côté ou arrière. Nos fondements sont solides. », voilà ce que l’Honorable Michèle Rivet nous a rappelé avec éloquence dans une conférence prononcée à l’occasion de l’événement « Retricoter le monde avec les droits humains » organisé pour souligner le 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
« Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet. » Déclaration universelle des droits de l’homme, Article 28
Actes génocidaires perpétrés contre le peuple palestinien dans la bande Gaza – Obligations du Canada
La Ligue des droits et libertés et la Fédération internationale des droits humains intiment à nouveau le gouvernement du Canada à prendre toutes les actions nécessaires afin de mettre fin de façon immédiate et permanente aux interventions militaires de l’État d’Israël dans la bande de Gaza. Le Canada doit faire cesser immédiatement le génocide du peuple palestinien commis par Israël et qui se déroule en toute impunité devant les yeux de la population canadienne et du monde entier.
60e anniversaire de la Ligue des droits et libertés
Comment appréhender le rapport des droits aux sociétés dans lesquelles ils s’inscrivent et saisir les mouvements auxquels ils président? Comment saisir la dimension demande de droit dans les mouvements sociaux? La vie des droits commence bien avant leur inscription dans les Chartes et se poursuit après ce fait, nous renseignant sur l’état d’une société et les rapports sociaux qui la traversent, de même que sur la vitalité des mouvements sociaux qui s’y déploient.
Comment appréhender le rapport des droits aux sociétés dans lesquelles ils s’inscrivent et saisir les mouvements auxquels ils président? Comment saisir la dimension demande de droit dans les mouvements sociaux? La vie des droits commence bien avant leur inscription dans les Chartes et se poursuit après ce fait, nous renseignant sur l’état d’une société et les rapports sociaux qui la traversent, de même que sur la vitalité des mouvements sociaux qui s’y déploient.
Avec ce numéro, une réflexion actualisée sur le lien entre éducation et droits humains vous est proposée.
75 ans plus tard, la Ligue des droits et libertés tient à rappeler l’importance et la pertinence de la Déclaration ainsi que celle des instruments de défense des droits humains qui en ont découlé comme la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.
Ce 75e anniversaire de la DUDH nous permet de saisir ce qui a été accompli et ce qui reste à faire. Car les droits humains, s’ils ne sont pas fermement défendus, risquent d’être réduits à néant.
Devant les violences extrêmes en cours à Gaza, la Ligue des droits et libertés et la Fédération internationale pour les droits humains exhortent le gouvernement canadien à prendre pleinement et publiquement ses responsabilités en matière de droits humains. Il doit mettre en place de façon urgente des mesures qui sont en cohérence avec le respect et la promotion du droit international humanitaire et du droit international des droits humains.
Le 10 décembre 2023, la Ligue des droits et libertés (LDL) vous convie à un événement d’envergure pour célébrer le 75e anniversaire de ce jalon historique majeur de la lutte pour la liberté, l’égalité, justice et la dignité humaine.
Les dénis du droit à l’information entraînent des conséquences sur d’autres droits humains, en entravant les mouvements sociaux qui travaillent d’arrache-pied à analyser, sensibiliser, mobiliser et porter des revendications pour une société plus juste.
La promotion des droits humains est la condition sine qua non pour l’avenir de nos sociétés, pour s’éloigner des exercices de banalisation, de décrédibilisation et de manipulation qui fusent de partout.
60e anniversaire de la Ligue des droits et libertés
La liberté d’expression est instrumentalisée dans des débats qui délégitimisent les revendications de divers groupes marginalisés. Dans l’avenir, comment appréhender le tout pour assurer le respect de la liberté d’expression, en lien avec les autres droits humains?
La liberté d’expression est instrumentalisée dans des débats qui délégitimisent les revendications de divers groupes marginalisés. Dans l’avenir, comment appréhender le tout pour assurer le respect de la liberté d’expression, en lien avec les autres droits humains?
60e anniversaire de la Ligue des droits et libertés
La liberté d’expression constitue une composante importante du travail de la Ligue des droits et libertés depuis ses tout premiers débuts, puisqu’elle est fondamentale à l’action politique qui permet de défendre l’ensemble des droits humains et d’alimenter des débats démocratiques.
La liberté d’expression constitue une composante importante du travail de la Ligue des droits et libertés depuis ses tout premiers débuts, puisqu’elle est fondamentale à l’action politique qui permet de défendre l’ensemble des droits humains et d’alimenter des débats démocratiques.
60e anniversaire de la Ligue des droits et libertés
À travers la thématique « Droits en mouvements » retenue pour souligner le 60e anniversaire de la Ligue des droits et libertés, le rôle des mouvements sociaux est mis de l’avant dans l’avancement des droits tout comme le caractère évolutif de nos luttes et la dimension profondément collective du projet de société porté par l’idéal des droits humains.
À travers la thématique « Droits en mouvements » retenue pour souligner le 60e anniversaire de la Ligue des droits et libertés, le rôle des mouvements sociaux est mis de l’avant dans l’avancement des droits tout comme le caractère évolutif de nos luttes et la dimension profondément collective du projet de société porté par l’idéal des droits humains.
Proclamés, déclarés solennellement, réaffirmés, les droits humains ont aussi été maintes fois violés, trahis ou suspendus. Ils n’en demeurent pas moins l’un des fondements d’un modèle social où les membres de la société peuvent participer pleinement aux décisions qui les concernent et d’un projet de société fondé sur les idéaux de liberté, d’égalité et de solidarité.
La LDL rappelle aux autorités municipales et policières leurs obligations de respecter les citoyen-ne-s qui s’opposent à ce projet et qui exercent notamment leur droit de manifester et leur liberté d’expression.
En mars 2023, la Ville de Terrebonne a abrogé l’article 3.1.13 du règlement numéro 4001 qui interdisait de manifester sur la voie publique sans autorisation.
Suite aux démarches de la Ligue des droits et libertés, le ministère des Transports du Québec a confirmé en 2022 qu’il n’est pas obligatoire de faire une demande de permis d’événements spéciaux pour organiser une manifestation.
Les panélistes exploreront le potentiel analytique et mobilisateur des droits humains, à travers les principes de l’interdépendance, de l’indivisibilité et de l’universalité des droits, tels que reconnus lors de la conférence de Vienne de l’ONU en 1993.
Fondée le 29 mai 1963, la Ligue des droits et libertés (LDL) célèbre 60 ans d’existence par le vernissage de l’exposition Droits en mouvements et le lancement d’une édition spéciale de la revue Droits et libertés à l’Écomusée du fier monde à Montréal.